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Mobilité au sein de l'UE : transfert en France d'un titulaire de la Carte bleue européenne

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Dernière mise à jour
25, septembre, 2026
Employeur transférant un titulaire de la Carte bleue européenne d'Allemagne ou d'Espagne vers la France dans le cadre de la mobilité intra-UE en 2026

POINTS CLÉS : Mobilité intracommunautaire pour les titulaires d'une Carte bleue européenne s'installant en France

  • La mobilité intracommunautaire permet à un titulaire de la Carte bleue européenne de s'installer en France sans avoir à obtenir un nouveau visa consulaire, à condition qu'il soit titulaire de cette carte délivrée par l'État d'origine depuis au moins 12 mois.
  • L'Allemagne délivre environ 72 % de l'ensemble des « cartes bleues » de l'UE ; c'est donc généralement de là que partent la plupart des transferts vers la France ; le Royaume-Uni, le Danemark et l'Irlande ne participent pas à ce dispositif.
  • Le contrat de travail français doit prévoir une rémunération brute d'au moins 59 373 € sur une période minimale de six mois, quel que soit le salaire antérieur du salarié.
  • Le salarié effectue son enregistrement sur la carte existante et transmet son dossier à l'ANEF dans un délai d'un mois ; la préfecture doit statuer dans les 30 jours.
  • Les employeurs doivent veiller à ce que leurs registres de paie et fiscaux soient prêts à faire l'objet d'un contrôle, car l'URSSAF a renforcé ses vérifications dans le cadre du traitement des demandes de Carte Bleue.

Si votre ingénieur basé à Munich est muté dans votre bureau de Paris et qu’il est déjà titulaire d’une Carte bleue européenne allemande, votre stratégie de mobilité d’entreprise doit s’adapter. Plutôt que de déposer une nouvelle demande auprès du consulat, les employeurs peuvent tirer parti de la mobilité intra-UE prévue par la directive refondue relative à la Carte bleue européenne. Cette procédure de transfert efficace permet à un titulaire actuel de la carte bleue européenne de s'installer en France sans avoir à recommencer la procédure initiale de demande de visa, en bénéficiant d'un délai accéléré dès son arrivée. Ce guide détaille la procédure de transfert de la carte bleue européenne, en abordant les pays d'origine éligibles, les principales exigences en matière de demande, les étapes à suivre et les obligations essentielles de conformité de l'employeur pour une mutation sans heurts.

Comment fonctionne la mobilité intra-UE pour les titulaires d'une Carte bleue européenne qui s'installent en France ?

La mobilité intra-UE permet à un titulaire actuel de la Carte bleue européenne de s'installer dans un deuxième État membre selon des règles simplifiées. Pour la France, cela supprime l'obligation d'obtenir un visa consulaire et accélère le traitement du dossier. Deux options de mobilité existent en 2026, et le choix du cadre approprié détermine votre stratégie de transfert :

  • La règle des 12 mois ouvre la voie à cette procédure simplifiée : si votre professionnel a été titulaire d’une Carte bleue européenne dans un autre pays de l’UE pendant au moins 12 mois, il peut bénéficier d’un transfert simplifié vers la France. Pour les transferts intra-UE ultérieurs, cette condition est ramenée à six mois. Le respect de cette période de détention permet de transformer une demande standard en un dossier de mobilité intra-UE.
  • La mobilité à court terme permet des séjours d’une durée maximale de 90 jours : conformément à un décret d’avril 2026, les titulaires d’une Carte bleue européenne peuvent travailler en France pendant 90 jours au cours d’une période de 180 jours sans avoir besoin d’un permis de travail français distinct. La carte délivrée par le pays d’origine doit rester valide pendant toute la durée du séjour. Cette formule est idéale pour les projets à court terme, les livrables destinés aux clients ou les périodes d’essai avant une installation définitive.
  • La mobilité à long terme régit les transferts permanents : dès qu’un salarié est officiellement inscrit sur une liste de paie française, il fait une demande de « Carte bleue européenne » française, qui remplace son titre de séjour précédent. Conçu pour les mutations d’une durée supérieure à 90 jours, ce processus de transfert complet établit officiellement le dossier de résidence du salarié en France.
  • Cette procédure permet de contourner l'étape consulaire : les candidats standard doivent obtenir un visa de long séjour depuis l'étranger. Les demandeurs de mobilité intra-UE sont totalement dispensés de cette étape ; ils entrent en France sur la base de leur titre de séjour existant et effectuent leur demande sur place après leur arrivée. La suppression de l'étape consulaire accélère considérablement le délai global de transfert.
  • Les détachements ne nécessitent pas forcément un transfert au titre de la « Carte bleue » : si le salarié reste inscrit sur la liste de paie de son pays d’origine pendant son détachement en France, la procédure de transfert intra-entreprise (ICT) s’avère souvent plus adaptée. Fondez votre décision sur l’identité de l’employeur qui rémunère le salarié, et non sur son lieu de travail physique. Veillez toujours à aligner la procédure d’immigration de votre entreprise sur la structure de la paie.

Vous découvrez la Carte bleue européenne française ? Notre guide sur la Carte bleue européenne française aborde en détail les conditions d'éligibilité et la procédure de première demande ; cet article se concentre donc sur le transfert.


De quels pays les titulaires d'une carte bleue européenne viennent-ils pour s'installer en France ?

La grande majorité des transferts intra-UE vers la France proviennent d’un petit nombre d’États membres, principalement en raison de la concentration de la délivrance des « cartes bleues européennes ». L’Allemagne représente à elle seule la grande majorité de ces transferts. Il est essentiel d’identifier l’État membre émetteur, car c’est lui qui détermine en fin de compte si la procédure simplifiée de mobilité est applicable à votre mutation professionnelle :

  • Transfert d’un titulaire de la Carte bleue européenne de l’Allemagne vers la France : l’Allemagne domine le classement en matière de délivrance, avec 56 252 cartes accordées en 2024 (soit environ 72 % du total de l’UE), ce qui en fait la principale source d’origine des transferts vers la France. Une Carte bleue allemande détenue depuis 12 mois permet une mobilité directe vers la France, sans passer par le visa consulaire. Toutefois, le nouveau contrat de travail du salarié doit respecter le seuil salarial spécifique à la France, fixé à 59 373 €.
  • Transfert d'un titulaire de la Carte bleue européenne d'Espagne vers la France : l'Espagne reste un émetteur actif, avec 1 924 cartes délivrées en 2024, et constitue souvent le point de départ de ces transferts. Le fait d'être titulaire d'une Carte bleue européenne espagnole depuis 12 mois garantit l'accès à la même procédure simplifiée en France. Le salaire espagnol antérieur n'étant pas transféré, le salaire minimum français s'applique intégralement.
  • Transfert des titulaires de la « Carte bleue européenne » en provenance des Pays-Bas, du Portugal ou d’autres États participants : les 25 États membres participants, y compris la Pologne et la Hongrie, délivrent des titres de mobilité. Bien que les volumes soient moins importants en dehors de l’Allemagne, le dispositif fonctionne de la même manière : une validité antérieure de 12 mois permet de déposer une demande en France dans le mois suivant l’arrivée. Vérifiez toujours la date de délivrance figurant sur la carte nationale du salarié.
  • Transfert d'un salarié du Royaume-Uni vers la France : le Royaume-Uni n'a jamais adhéré au dispositif de la « carte bleue européenne » et n'est plus membre de l'Union européenne. Par conséquent, les transferts du Royaume-Uni vers la France ne peuvent pas bénéficier de la mobilité intra-européenne et nécessitent une demande standard de première demande, comprenant un visa de long séjour. Les employeurs doivent traiter les professionnels basés au Royaume-Uni exactement comme les autres ressortissants de pays tiers dès le premier jour.
  • Transfert de personnel du Danemark ou d'Irlande vers la France : le Danemark et l'Irlande ayant choisi de ne pas appliquer la directive relative à la « carte bleue européenne », aucun de ces deux pays ne délivre ce titre de séjour spécifique. Les salariés en provenance de ces pays doivent suivre la procédure standard d'immigration pour une première entrée en France, similaire à celle applicable en cas de mutation depuis le Royaume-Uni. Vérifiez toujours le pays de délivrance avant de supposer que la mobilité intra-européenne s'applique.

D'où viennent les titulaires de la Carte bleue européenne qui s'installent en France ?

Pays Cartes bleues européennes délivrées (2024) Itinéraire vers la France
Allemagne 56 252 (72 % du total de l'UE) Mobilité au sein de l'UE après 12 mois
Pologne 5 853 (7,5 %) Mobilité au sein de l'UE après 12 mois
Hongrie 2 942 (3,8 %) Mobilité au sein de l'UE après 12 mois
Espagne 1 924 (2,5 %) Mobilité au sein de l'UE après 12 mois
Les Pays-Bas, le Portugal et d'autres États participants Baisse des volumes Mobilité au sein de l'UE après 12 mois
Royaume-Uni Pays ne faisant pas partie du programme « Carte bleue » Première candidature en France (sans mobilité)

Source : Eurostat, Cartes bleues de l'UE délivrées en 2024. Le Danemark et l'Irlande ne délivrent pas non plus la Carte bleue de l'UE.

Pour les salariés venant du Royaume-Uni, du Danemark ou d'Irlande, la procédure de première demande s'applique ; notre service dédié au titre de séjour en France détaille cette démarche consulaire.


Quelles sont les conditions à remplir pour un transfert dans le cadre de la mobilité intra-UE vers la France ?

Un transfert au sein de l'UE ne permet pas de conserver les conditions allemandes ou espagnoles de votre salarié. La France évalue de manière indépendante ses propres conditions pour ce nouveau dispositif, et chaque exigence doit être satisfaite avant que la préfecture ne délivre la carte. Le non-respect d'une seule exigence met définitivement fin à la procédure de mobilité.

  • Période de détention préalable requise : le salarié doit avoir été titulaire de sa Carte bleue européenne dans l’État émetteur pendant au moins 12 mois, ou six mois s’il s’agit d’un deuxième déménagement. Le respect de ce seuil de durée est indispensable pour bénéficier de la mobilité intra-UE ; à défaut, le transfert est refusé et la demande est traitée comme une première demande.
  • Une carte valide pendant la mobilité : la Carte Bleue originale doit rester valide pendant toute la durée de la mobilité et, dans le cas d’une mobilité de courte durée, pendant toute la période de travail de 90 jours. Une carte périmée ou restituée rompt la continuité, ce qui rend essentiel le suivi de la date d’expiration par rapport au calendrier de la mobilité.
  • Un salaire en France respectant les seuils légaux : le nouveau contrat français doit offrir au moins 59 373 € bruts par an en 2026, soit environ 47 498 € pour certains postes en pénurie dans les domaines des sciences, des technologies, de l'ingénierie et des mathématiques (STEM). Les revenus perçus précédemment à l'étranger ne sont pas pris en compte, car les autorités ne tiennent compte que du montant indiqué dans le nouveau contrat français.
  • Une durée de contrat d’au moins six mois : la France impose une durée minimale de six mois pour les contrats de travail hautement qualifiés dans le cadre de la Carte Bleue. Les contrats d’une durée inférieure ne sont pas éligibles et bloquent la voie de la mobilité, ce qui oblige les employeurs à prévoir une durée minimale de six mois dans leur offre d’emploi.
  • Justificatifs de qualifications ou d'expérience professionnelle : les candidats doivent être titulaires d'un diplôme universitaire sanctionnant un cursus d'au moins trois ans, justifier de cinq ans d'expérience équivalente, ou de trois ans d'expérience acquise au cours des sept dernières années pour certains postes dans le domaine des TIC et de la gestion. Les employeurs doivent s'assurer que tous les justificatifs correspondent bien au poste visé avant de déposer la demande.

Conditions de transfert dans le cadre de la mobilité intra-UE pour la France (2026)

Exigence Ce que la France vérifie
Période de détention antérieure 12 mois dans l'État de délivrance (dont 6 à compter d'un deuxième déménagement)
Carte de résident de l'État d'origine Valable pendant la durée du déménagement et toute période de travail de 90 jours
Salaire 59 373 € bruts par an (environ 47 498 € pour les postes dans les domaines des sciences, de la technologie, de l'ingénierie et des mathématiques (STEM) où il y a une pénurie de main-d'œuvre)
Durée du contrat Au moins 6 mois, poste hautement qualifié
Qualifications Diplôme de 3 ans, 5 ans d'expérience, ou 3 ans sur 7 pour certains postes

Notre service dédié à la Carte bleue européenne en France vérifie les seuils et les conditions d'éligibilité en vigueur avant que vous ne vous engagiez à accepter une offre.


Existe-t-il des exigences spécifiques à chaque pays au sein de l'Union européenne ?

Les équipes RH s'attendent souvent à un véritable labyrinthe, mais découvrent finalement un raccourci simplifié. La France n'applique pas de réglementations différentes selon qu'il s'agit d'un permis allemand ou espagnol. En vertu de la directive refondue relative à la carte bleue européenne, les exigences françaises en matière d'immigration restent les mêmes quel que soit l'État membre de délivrance, les principales différences de procédure se situant au niveau du pays d'origine :

  • La France applique des règles uniformes à tous les États émetteurs : que la Carte bleue européenne provienne d’Allemagne, d’Espagne, de Pologne ou de Hongrie, les autorités françaises évaluent exactement les mêmes critères : la période de détention de 12 mois, la validité ininterrompue de la carte, le seuil salarial de 59 373 €, et un contrat d’une durée minimale de six mois. En l’absence d’exigences spécifiques liées à la nationalité, la planification des mutations professionnelles reste cohérente.
  • La participation au dispositif de la « carte bleue européenne » est la variable clé : alors que 25 États membres de l’UE délivrent ce titre, le Danemark et l’Irlande ont choisi de ne pas y participer, et le Royaume-Uni ne fait plus partie de l’UE. Une carte en cours de validité délivrée par un pays participant permet la mobilité intra-européenne vers la France, tandis que les pays non participants exigent une procédure standard. Vérifiez toujours la participation au dispositif avant d’entamer un transfert.
  • La période de détention de 12 mois est calculée dans le pays de délivrance : cette durée obligatoire est déterminée en fonction du lieu où le titre a été délivré, ce qui signifie que la France se base sur la date de délivrance figurant sur la carte allemande ou espagnole d'origine. Bien que les durées de validité nationales varient, le seuil de 12 mois reste fixe. Il convient de toujours calculer les délais en se référant au titre de séjour lui-même, et non au passeport.
  • Les formalités de départ du pays d'origine varient d'un pays à l'autre : un déménagement nécessite de respecter certaines obligations locales, telles que la radiation du registre de résidence (Abmeldung) en Allemagne ou la radiation du registre municipal (padrón) en Espagne. Bien qu'il s'agisse d'obligations propres au pays d'origine plutôt que de conditions préalables imposées par la France, leur accomplissement garantit un dossier d'immigration en règle pour le transfert. Effectuez ces démarches administratives à l'approche de la date du déménagement.
  • La France informe automatiquement l’État d’origine de sa décision : la préfecture locale doit communiquer le résultat final au demandeur et à l’État membre d’origine dans un délai de 30 jours. Cet échange automatique d’informations est directement prévu par la directive, ce qui évite à votre salarié les tâches manuelles de transmission. Un dossier d’origine conforme garantit un traitement sans heurts.

Quelles sont les différences selon le pays émetteur ?

Pays émetteur Partir vivre en France ? Dernière étape côté Origin
Allemagne Oui, au bout de 12 mois Radiation d'une adresse (Abmeldung)
Espagne Oui, au bout de 12 mois Radiation du registre électoral municipal (baja padrón)
Les 23 autres États membres de l'UE participants Oui, au bout de 12 mois Radiation du registre local, le cas échéant
Le Danemark et l'Irlande Non, j'ai choisi de ne pas participer à ce dispositif Sans objet ; premier trajet
Royaume-Uni Non, en dehors de l'UE Sans objet ; premier trajet

Vous envisagez de répéter la même démarche sur un autre marché ? Notre guide sur la mobilité intra-UE vers l'Espagne dans le cadre de la Carte bleue européenne décrit la procédure identique pour s'installer en Espagne.


Quelles démarches les employeurs doivent-ils entreprendre pour faire venir en France un titulaire de la Carte bleue européenne ?

Le parcours de mobilité intra-UE inverse le processus traditionnel d’immigration d’entreprise. Votre salarié se rend d’abord sur place et effectue sa déclaration sur place, en France, ce qui déclenche un délai légal strict dès son arrivée. Les employeurs doivent coordonner ces étapes de manière proactive afin d’éviter tout retard dans la mise en conformité lors du transfert de la Carte bleue européenne :

  • Vérifiez que les conditions d'éligibilité sont remplies avant d'entamer les démarches de mutation : vérifiez l'État membre d'origine, la période de détention de 12 mois et assurez-vous que l'offre d'emploi en France dépasse 59 373 € pour un contrat d'une durée minimale de six mois. Assurez-vous que ces conditions préalables sont remplies avant de réserver votre voyage, car il est très coûteux d'annuler une mutation en cours si les conditions d'éligibilité ne sont pas remplies.
  • Rédigez un contrat de travail français conforme : le contrat finalisé fait foi et doit respecter scrupuleusement les exigences légales en matière de salaire et de durée. Les primes futures ou les augmentations prévues ne peuvent pas compenser un salaire de base insuffisant. Assurez-vous que le montant de base indiqué dans le contrat respecte le seuil légal dès le premier jour.
  • Entrer en France avec la Carte bleue européenne existante : les professionnels éligibles ne sont pas soumis à l’obligation d’obtenir un visa de long séjour français et peuvent entrer directement en France sur la base de leur titre de qualification en cours de validité. La suppression du rendez-vous consulaire élimine ainsi le principal goulot d’étranglement d’une demande d’immigration classique.
  • Déposer la demande via le portail de l'ANEF dans un délai d'un mois : la demande officielle de titre de séjour doit être déposée via le système français de l'ANEF dans un délai d'un mois à compter de l'arrivée du salarié. Le non-respect de ce délai strict risque d'entraîner le retour à la procédure de première demande. Vérifiez bien la date exacte d'entrée sur le territoire et déposez la demande sans tarder.
  • Suivez le délai de traitement de 30 jours fixé par la préfecture : pour les transferts de Carte bleue européenne en cours, les autorités françaises doivent rendre une décision dans les 30 jours suivant la réception d'un dossier complet, contre 90 jours pour les dossiers standard. Les dossiers complexes peuvent faire l'objet d'une prolongation de 30 jours, mais l'accusé de réception officiel autorise généralement l'exercice d'une activité professionnelle en attendant la décision.

Selon le portail officiel français « Business France » dédié aux talents, le titre de séjour coûte 300 €, auxquels s'ajoutent 50 € de droit de timbre à retirer ; les candidats au programme de mobilité sont dispensés des frais de visa de 99 €.


Combien de temps dure un transfert dans le cadre de la mobilité intra-UE vers la France ?

La rapidité de la procédure constitue le principal avantage de cette voie d’immigration professionnelle. Alors que l’obtention d’une première Carte bleue européenne en France peut prendre plusieurs mois, en grande partie en raison des retards liés à la phase de délivrance du visa consulaire, le transfert dans le cadre de la mobilité intra-européenne réduit cette procédure à quelques semaines. En supprimant les étapes administratives fastidieuses, la préfecture locale applique un délai de traitement strict et fixe :

  • La préfecture impose un délai de décision de 30 jours : pour les titulaires actifs d’une Carte bleue européenne qui s’installent en provenance d’un autre État membre, la législation française prévoit qu’une décision définitive doit être rendue dans les 30 jours suivant la réception d’un dossier complet. Ce délai légal de 30 jours s’applique de manière uniforme dans toute l’Union européenne. Les dossiers complexes peuvent faire l’objet d’une seule prolongation de 30 jours, mais aucun autre report n’est autorisé.
  • Les professionnels peuvent commencer à travailler presque immédiatement : la directive révisée autorise les titulaires de la Carte bleue européenne à commencer à travailler en France dès le dépôt de leur demande. L'accusé de réception officiel français autorise généralement l'emploi tant que la décision finale n'est pas rendue. Le maintien d'un accès continu au marché du travail constitue un avantage pratique considérable pour les activités des entreprises.
  • Déposer la demande locale dans un délai d’un mois : les salariés mutés entrent en France avec leur titre de séjour actuel et disposent d’exactement un mois pour effectuer leur demande via le portail de l’ANEF. Il convient de déposer les documents dès les premiers jours suivant l’arrivée afin que le délai de décision de 30 jours commence à courir immédiatement. Tout retard dans les démarches administratives entraîne une prolongation directe de la date d’achèvement de la procédure de mutation.
  • Supprimer l'étape de traitement du visa consulaire : les candidats standard qui font une première demande doivent souvent patienter plusieurs semaines avant d'obtenir un visa de long séjour et de pouvoir franchir la frontière. Les demandeurs de mobilité intra-UE sont totalement dispensés de cette obligation. La suppression de ce rendez-vous consulaire externe permet de réaliser un gain de temps considérable tout au long du processus de mutation d'entreprise.
  • Prévoyez un délai d’un mois plutôt que d’un trimestre : dans la pratique, une demande de mobilité intra-UE entièrement conforme est traitée, de son dépôt à son approbation, en environ 30 jours, contre 90 jours pour les autorisations standard. Les dossiers complexes peuvent prendre jusqu’à 60 jours. En prévoyant un mois de marge, vous permettez à votre équipe RH d’éviter tout retard imprévu lié à la conformité.

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Calendrier des transferts dans le cadre de la mobilité intra-UE pour la France

Stade Durée habituelle Remarque
Vérification des conditions d'éligibilité et offre conforme à la législation française Avant le départ Géré par l'employeur ; commencez par cela
Entrer en France avec la Carte Bleue existante Jour 0 Aucun visa consulaire n'est requis
Déposer une demande de titre de séjour via l'ANEF Dans un délai d'un mois à compter de l'arrivée Le reçu est délivré immédiatement ; déposez votre demande sans tarder
Commencer à travailler En règle générale, à compter du dépôt La réception valide le travail en attente
Décision de la préfecture Dans un délai de 30 jours à compter de la réception du dossier complet Une seule prolongation de 30 jours pour les dossiers complexes
Collection de cartes Après approbation Données biométriques et retrait à la préfecture

Pour connaître l'ensemble des étapes à suivre lors d'une première demande, y compris la phase consulaire que « Mobility » ne couvre pas, consultez notre guide sur la Carte bleue européenne en France.


Quelles sont les obligations réglementaires liées à un transfert de personnel au sein de l'UE vers la France ?

La procédure de mobilité d'entreprise ne s'achève pas avec la réception du nouveau titre de séjour. La France impose des obligations de conformité continues dans le cadre de la mobilité intra-UE, et les services de l'immigration procèdent fréquemment à des contrôles des dossiers des employeurs. Considérez ces obligations de conformité comme un élément central de la stratégie de relocation plutôt que comme une simple formalité administrative secondaire :

  • Maintenir la validité de la carte de l’État d’origine pour les missions de courte durée : au cours d’une mission de mobilité de courte durée de 90 jours, la Carte bleue européenne originale du salarié et son contrat de travail conclu dans son pays d’origine doivent rester en vigueur. Si l’un ou l’autre de ces documents expire, l’autorisation de travailler en France prend fin immédiatement. Cette exigence stricte concerne principalement les détachements gérés sur la masse salariale du pays d’origine.
  • Enregistrez sans tarder votre adresse de résidence en France : les professionnels en situation de déménagement doivent fournir un justificatif de domicile français valide lors du dépôt de leur dossier et mettre à jour cette information en cas de déménagement. La présentation de documents périmés ou l'absence de justificatifs entraîne le rejet automatique du dossier. Veillez à ce que tous les justificatifs de domicile datent de moins de six mois.
  • Préparez-vous à un contrôle minutieux des registres de paie et fiscaux : les autorités françaises (notamment l’URSSAF) procèdent de plus en plus souvent à des contrôles de conformité sociale et fiscale des employeurs dans le cadre de la procédure de transfert au titre de la Carte bleue européenne. Il est essentiel de disposer de registres d’entreprise en règle et à jour pour garantir le succès d’une demande de mobilité. Veillez à combler toute lacune administrative avant de déposer le dossier officiel.
  • Déposez les demandes de titres de séjour pour les membres de la famille en parallèle : les conjoints et les enfants à charge peuvent bénéficier du titre de séjour « Talent-Famille », qui leur confère immédiatement le droit de résider et de travailler en France. Le fait de déposer ces demandes pour les personnes à charge en même temps que celle du demandeur principal permet d’éviter des cycles de traitement redondants. Prévoyez de manière proactive le budget nécessaire à ces titres de séjour pour les membres de la famille dans le cadre de votre processus de relocation.
  • Renouvellement des titres de séjour et délai de résidence permanente : la Carte bleue européenne française reste valable jusqu’à quatre ans ; les demandes de renouvellement doivent être déposées entre deux et quatre mois avant son expiration. La durée de séjour dans l’État membre de l’UE précédent est prise en compte dans le calcul du seuil de cinq ans requis pour obtenir le statut de résident de longue durée dans l’UE, à condition que les deux dernières années aient été passées en France. Surveillez attentivement ce délai cumulatif dès le premier jour.

Délais de mise en conformité après transfert pour la France

Obligation Date limite ou calendrier Propriétaire
Dépôt d'une demande de titre de séjour Dans un délai d'un mois à compter de l'arrivée Aides aux salariés et aux employeurs
Décision de la préfecture 30 jours à compter de la réception du dossier complet Préfecture
Validité de la carte de l'État d'origine (à court terme) Tout au long de cette période de 90 jours Employeur et salarié
Justificatif de domicile Datant des six derniers mois Employé
Demande de renouvellement 4 à 2 mois avant la date d'expiration Employé

Si la personne est détachée plutôt qu'affectée sur place, un permis ICT peut constituer la solution la plus simple ; notre guide sur la carte ICT en Allemagne explique cette procédure et les règles de déclaration qui s'y rapportent.


Que doivent vérifier les employeurs avant un transfert dans le cadre de la mobilité intra-UE vers la France ?

Toute la procédure repose sur trois vérifications que vous pouvez effectuer dès aujourd’hui, avant même que votre salarié ne commence à faire ses valises. Vérifiez l’État d’origine et la période de résidence de 12 mois, assurez-vous que le contrat français prévoit un revenu net de 59 373 € sur au moins six mois, et fixez le délai de dépôt d’un mois à la date d’arrivée prévue. Une fois ces points vérifiés, la procédure préfectorale de 30 jours se chargera du reste.

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Oubliez le visa consulaire, optez pour la procédure préfectorale de 30 jours et veillez à ce que tous vos transferts intra-UE soient prêts à faire l'objet d'un contrôle.

Avertissement : les règles en matière d'immigration changent assez fréquemment ; veuillez vous renseigner auprès de sources officielles ou nous contacter pour obtenir les dernières informations avant de prendre toute décision.


Foire aux questions : Mobilité intra-UE pour les titulaires d'une Carte bleue européenne s'installant en France

Peut-on transférer une Carte bleue européenne d'un autre pays de l'UE vers la France ?

Oui. Si votre salarié est titulaire d’une Carte bleue européenne depuis au moins 12 mois dans l’État qui l’a délivrée, il bénéficie de la mobilité intracommunautaire. Il entre en France avec cette carte et dépose une demande de titre de séjour français dans un délai d’un mois, sans avoir à obtenir un nouveau visa consulaire. La préfecture doit alors se prononcer dans un délai de 30 jours.

Un titulaire d'une « Blue Card » britannique peut-il s'installer en France dans le cadre de la mobilité intra-européenne ?

Non. Le Royaume-Uni n'a jamais délivré la « carte bleue européenne » et ne fait pas partie de ce dispositif ; il n'y a donc pas de carte à transférer. Un déménagement du Royaume-Uni vers la France constitue une première demande nécessitant un visa de long séjour, et non un transfert dans le cadre de la mobilité intracommunautaire. Il en va de même pour le Danemark et l'Irlande.

L'employé peut-il commencer à travailler en France avant que la nouvelle carte ne lui soit délivrée ?

En général, oui. En vertu de la directive refondue, la France ne suspend pas l’accès au marché du travail pendant l’instruction du dossier, et l’accusé de réception délivré par l’ANEF autorise généralement l’exercice d’une activité professionnelle pendant que la préfecture examine le dossier. Vérifiez la formulation exacte figurant sur l’accusé de réception avant le premier jour ouvré.

L'employé a-t-il besoin d'un visa français pour ce transfert dans le cadre d'un programme de mobilité ?

Non. Les titulaires éligibles ne sont pas tenus de demander le visa de long séjour VLS-TS ; ils entrent en France avec leur carte actuelle et effectuent leur déclaration via le portail de l'ANEF dans un délai d'un mois à compter de leur arrivée. Cela leur évite de payer les frais de visa de 99 €, facturés séparément, et leur évite complètement de prendre rendez-vous au consulat.

Combien de temps dure un transfert dans le cadre de la mobilité intra-UE vers la France ?

La préfecture doit se prononcer dans un délai de 30 jours à compter de la réception d'un dossier complet pour les titulaires d'une carte bleue délivrée par un autre État membre, délai pouvant être prolongé de 30 jours pour les dossiers complexes. Les procédures standard en première demande pouvant prendre jusqu'à 90 jours, la voie de la mobilité s'avère nettement plus rapide.

Que doivent faire les employeurs pour un transfert de Carte bleue européenne vers la France ?

Vérifier que la période de maintien en poste de 12 mois est bien respectée, établir un contrat de travail conforme à la réglementation française prévoyant une rémunération d'au moins 59 373 € sur six mois, veiller à ce que le salarié effectue sa déclaration auprès de l'ANEF dans un délai d'un mois à compter de son arrivée, et conserver les documents relatifs à la paie et à la fiscalité prêts à être présentés en cas de contrôle de l'URSSAF pendant le traitement du dossier.

Les conditions varient-elles en fonction du pays de l'UE qui a délivré la carte bleue ?

Non. La France applique les mêmes conditions de mobilité intracommunautaire à tous les États émetteurs en vertu de la directive refondue. Le principal critère réside dans la participation ou non du pays d'origine : le Danemark, l'Irlande et le Royaume-Uni n'y participent pas ; par conséquent, les salariés provenant de ces pays suivent la procédure de première demande plutôt que celle de la mobilité.

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Elouise
Elouise
Elouise est experte en mobilité internationale chez Jobbatical, l’une des consultantes en immigration les plus expérimentées de la plateforme, avec plus de 1 000 dossiers traités et une note de satisfaction de cinq étoiles. Son domaine d’intervention couvre l’immigration d’affaires au Royaume-Uni et l’immigration d’entreprise en France ; elle accompagne les équipes des ressources humaines et de mobilité internationale tout au long du cycle de vie des mutations de salariés vers ces deux juridictions. Au Royaume-Uni, son domaine d'intervention couvre le visa pour travailleurs qualifiés, les obligations liées à la licence de parrainage, la délivrance du certificat de parrainage (CoS) et la conformité aux exigences du Home Office ; en France, elle s'occupe du Passeport Talent, du French Tech Visa, des demandes d'autorisation de travail via le portail de l'ANEF et des procédures de titre de séjour auprès de l'OFII. Ses clients soulignent régulièrement sa réactivité, sa précision et sa connaissance approfondie de deux des systèmes d'immigration européens les plus contraignants en matière de conformité.
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