Résumé
- Les ressortissants mexicains peuvent demander le permis ICT espagnol depuis l'Espagne même, en entrant sans visa et en évitant ainsi la démarche consulaire postérieure à l'obtention du permis qui s'applique à la plupart des nationalités.
- L'UGE examine actuellement les demandes de missions de courte durée (moins de trois mois) ; le délai de décision pour l'octroi de l'autorisation est de 20 jours ouvrables à compter de la date de dépôt de la demande.
- L'accord bilatéral de sécurité sociale entre l'Espagne et le Mexique exige un certificat de couverture attestant que le salarié reste affilié au système mexicain, et l'obtention de ce certificat est généralement l'étape la plus longue de la procédure.
- Le décompte des jours Schengen de l'employé (règle des 90/180 jours) doit être suivi indépendamment du statut de son permis, car l'octroi du permis ne réinitialise ni ne suspend le décompte Schengen.
Question : Nous devons muter un employé mexicain de notre bureau de Mexico à Madrid pour une durée de 2 à 3 mois. Il se trouve déjà en Espagne. Quelle est la procédure la plus rapide et conforme à la réglementation ?
Réponse :
- Un permis ICT est envisageable pour cette mission, et le fait que l'employé, de nationalité mexicaine, se trouve déjà en Espagne simplifie en réalité la procédure.
- Les titulaires d'un passeport mexicain peuvent entrer en Espagne sans visa et déposer leur demande de permis ICT sur place, ce qui leur évite de devoir obtenir un visa consulaire après l'approbation de leur demande, comme c'est le cas dans la plupart des situations.
- L'UGE accepte actuellement les missions de courte durée, d'une durée inférieure à trois mois.
- Ce n'est pas le permis lui-même qui est déterminant, mais l'attestation de couverture sociale, qui est obligatoire en vertu de l'accord bilatéral entre l'Espagne et le Mexique et dont l'obtention prend souvent plus de temps que celle du permis.
- Les RH doivent lancer les deux procédures en parallèle et suivre de manière indépendante le décompte des jours de séjour dans l'espace Schengen de l'employé.
Permis TIC en Espagne : mission de courte durée depuis le Mexique
Ce que les RH doivent savoir avant de déposer la demande d'ICT pour une mission de courte durée entre le Mexique et Madrid
La situation juridique
Le permis TIC espagnol ( Autorisation de séjour initiale pour transfert intra-entreprise) est traité par l'UGE-CE, l'unité chargée des grandes entreprises et des groupes stratégiques.
Pour les missions d'une durée inférieure à trois mois, l'UGE applique le même cadre juridique que celui utilisé pour les détachements de plus longue durée. Dans la pratique, les services d'immigration constatent en 2026 que les autorisations pour les missions de courte durée sont accordées sans faire l'objet de l'examen approfondi auquel ces dossiers étaient souvent soumis par le passé.
Pour être éligible, l'employé doit :
- Avoir au moins trois mois d'ancienneté ininterrompue au sein de l'entreprise d'origine
- Être affecté à un poste de responsable, de spécialiste ou de stagiaire.
L'UGE examine attentivement la classification des postes en la comparant à la lettre d'affectation et aux pièces justificatives. Les intitulés de poste, les responsabilités, les détails salariaux et les liens hiérarchiques doivent tous correspondre clairement dans l'ensemble du dossier.
Même de petites incohérences peuvent entraîner des demandes de documents supplémentaires.
Ce scénario concerne l'ICT-EU, et non l'ICT national ; pour en savoir plus, consultez la rubrique « ICT-EU vs ICT national ».
L'avantage de résider au Mexique pour les ressortissants mexicains
Les ressortissants mexicains peuvent entrer en Espagne sans visa en vertu de l'accord de Schengen et déposer leur demande de permis ICT directement depuis l'Espagne.
Pour les employeurs, cela supprime une étape importante du processus :
- Pas de rendez-vous pour un visa consulaire
- Pas de retour au Mexique une fois l'autorisation accordée
- Un délai d'intégration plus court dans de nombreux cas
Une fois que l'UGE a approuvé le permis, l'employé effectue la dernière étape en retirant sa carte de séjour TIE au commissariat de police local.
Un point que les équipes RH ont souvent tendance à oublier : le fait de déposer la demande ICT en Espagne n'interrompt ni ne prolonge le délai de 90 jours sur 180 jours prévu par l'espace Schengen.
L'employé doit encore disposer d'un nombre suffisant de jours Schengen restants pour couvrir :
- Délai entre le dépôt de la demande et l'octroi du permis
- Une marge supplémentaire en cas de retard
Avant de confirmer un déplacement, les équipes chargées de la gestion des déplacements doivent vérifier le solde Schengen de l'employé à l'aide d'un outil de calcul tel que visa-calculator.com.
Conseils en ressources humaines
1. Commencez dès que possible les démarches pour obtenir votre certificat de sécurité sociale mexicain
En vertu de la convention de sécurité sociale entre l'Espagne et le Mexique, le salarié doit rester affilié au régime mexicain pendant la durée de son détachement.
Pour cela, un certificat de couverture de l'IMSS est nécessaire. À lire :quel régime de sécurité sociale s'applique lors d'une mission ICT ?
Remarque : le certificat A1 espagnol est le document officiel de l'UE ; pour le Mexique, le certificat de l'IMSS en est l'équivalent.
Dans de nombreux cas :
- L'obtention du certificat prend plus de temps que celle du permis ICT lui-même
- Les retards dans l'obtention de ce document constituent le problème le plus fréquent lors de l'intégration des professionnels des TIC qui quittent le Mexique pour l'Espagne
Un démarrage tardif peut entraîner des complications en matière de conformité et de gestion des salaires. Consultez le guide complet de Jobbatical destiné aux employeurs du secteur des TIC en Espagne.
2. Rédigez soigneusement la lettre de mission
UGE souhaite que la lettre de mission mentionne clairement :
- Intitulé du poste
- Catégorie « cadre », « spécialiste » ou « stagiaire »
- Dates des devoirs
- Lieu de travail en Espagne
- Conditions salariales
- Confirmation de retour à l'entité d'origine
Les facteurs les plus courants qui donnent lieu à un examen plus approfondi sont les suivants :
- Descriptions de poste vagues
- Informations manquantes concernant le salaire
- Des fonctions professionnelles incohérentes
3. Ne commencez pas les travaux avant d'avoir obtenu l'autorisation
Il n'existe pas d'autorisation de travail provisoire dans le cadre de la procédure ICT sur le territoire national.
L'employé ne peut légalement commencer à travailler tant que le permis ICT n'a pas été approuvé.
Les services des ressources humaines et les équipes chargées du recrutement devraient planifier l'intégration en fonction de la date de délivrance du permis, et non de la date de dépôt de la demande.
4. Suivre séparément les jours Schengen
Désigner un responsable au sein de l'équipe des ressources humaines ou de la mobilité pour assurer le suivi des jours Schengen restants de l'employé.
La demande de permis de séjour ne suspend pas le délai de 90 ou 180 jours. Un séjour prolongé au-delà de la durée autorisée constitue un problème distinct en matière d'immigration, même si la demande de permis elle-même est valide.
Principaux risques
1. Retards dans la délivrance des certificats de l'IMSS
Si l'attestation de sécurité sociale mexicaine n'est pas prête avant le début de la mission, l'entreprise risque de devoir s'acquitter de cotisations sociales à la fois en Espagne et au Mexique.
Sur le plan opérationnel, c'est l'une des causes les plus fréquentes de retard dans la mise en place des technologies de l'information et de la communication.
2. Classification erronée des fonctions
L'UGE peut contester la candidature si le poste ne répond pas clairement aux critères requis pour un poste de cadre ou de spécialiste.
Cela peut entraîner :
- Demandes de documents supplémentaires
- Retard dans l'approbation
- Risque de rejet
Pendant cette période, le salarié ne peut toujours pas commencer à travailler. Voir également les causes courantes de rejet d'une demande d'autorisation d'emploi.
3. Nombre insuffisant de jours Schengen
Ce problème survient souvent lorsque l'employé est déjà entré en Espagne avant que la mission ne soit finalisée.
Si le solde de la franchise Schengen est trop faible pour couvrir les frais de traitement :
- Il se peut que l'employé doive quitter l'Espagne puis y revenir
- Il se peut que la date de début de la mission doive être reportée jusqu'à la réinitialisation des jours Schengen
Pour les missions de courte durée (2 à 3 mois), cela peut perturber considérablement le calendrier des projets et la planification des effectifs.
FAQ : Mission de courte durée dans le secteur des TIC en Espagne pour les ressortissants mexicains ayant déposé leur demande depuis leur pays d'origine
Cela couvre les cas d'utilisation suivants :
- Comment puis-je muter un employé mexicain en Espagne pour une durée inférieure à trois mois dans le cadre d'un permis ICT ?
- Un ressortissant mexicain peut-il demander un permis ICT espagnol sans se rendre au consulat ?
- Quelle est la procédure à suivre pour qu'un ressortissant d'Amérique latine dépose une demande de permis de travail dans le secteur des TIC en Espagne ?
- Quelles sont les implications de l'accord de sécurité sociale entre l'Espagne et le Mexique dans le cadre d'un détachement de courte durée au sein d'une même entreprise ?
- Quels documents l'UGE exige-t-elle pour une mission ICT de deux mois à Madrid ?
- Un ressortissant colombien peut-il également déposer une demande de permis ICT espagnol depuis l'Espagne ?
- Combien de temps faut-il pour obtenir l'attestation de couverture de l'IMSS dans le cadre d'une mission en Espagne ?
- Que se passe-t-il si mon employé a épuisé ses jours de séjour dans l'espace Schengen avant que le permis ICT ne soit approuvé ?
- L'employé peut-il commencer à travailler avant que l'UGE ne se soit prononcée sur une mission de courte durée dans le secteur des TIC ?
- Le permis ICT pour une mission de trois mois nécessite-t-il les mêmes documents que pour un transfert de deux ans ?
- Notre employé se trouve actuellement à Madrid en tant que touriste. Pouvons-nous le faire passer au statut ICT sans qu'il ait à quitter le pays ?
- Quel serait le calendrier global réaliste pour un transfert de technologies de l'information et de la communication (TIC) du Mexique vers Madrid en 2026 ?




