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Demander un visa Schengen d'affaires alors que l'on est titulaire d'un visa Schengen touristique en cours de validité

Procédure RH à suivre pour les salariés titulaires d'un visa Schengen de court séjour partiellement utilisé et qui ont besoin d'un nouveau visa d'affaires. Ce document aborde le risque de refus au titre de l'article 32, l'annulation volontaire au titre de l'article 34, ainsi que les moyens d'éviter les problèmes lors des contrôles aux frontières.
Dernière mise à jour
15 juillet 2026
Répondu par :
Kritika Mirchandani
Kritika Mirchandani est experte en mobilité internationale chez Jobbatical. Elle est spécialisée dans l’immigration d’entreprise en Allemagne, notamment à Berlin, et dans les délocalisations impliquant des talents indiens. Trilingue (allemand, hindi et anglais), elle apporte plus de 7 ans d’expérience dans le domaine de l’immigration, acquise notamment dans la gestion de dossiers complexes et la coordination directe avec les autorités allemandes. Son domaine d’activité couvre la Carte bleue européenne (Blaue Karte EU), les titres de séjour pour travailleurs qualifiés, les cas de changement d’employeur, les renouvellements de titres de séjour auprès du Landesamt für Einwanderung (LEA) de Berlin, les demandes auprès du Business Immigration Service (BIS), les certificats provisoires (Fiktionsbescheinigung) et la procédure accélérée (Beschleunigtes Fachkräfteverfahren). Avec plus de 700 dossiers traités et un taux de satisfaction de 4,9 étoiles, elle publie des guides pratiques destinés aux équipes RH sur les procédures de rendez-vous auprès de l’Ausländerbehörde de Berlin et les demandes de titres de séjour familiaux via le système BIS.
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Résumé

  • La réglementation Schengen interdit de détenir deux visas de court séjour valides couvrant la même période, quels que soient le pays de délivrance ou le nombre d'entrées.
  • Les consulats vérifient le statut actuel du visa dans le VIS lors de la saisie des données biométriques ; il est donc impossible de dissimuler cette information et les refus sont consignés.
  • Deux solutions sont envisageables : l'annulation volontaire du visa actuel en vertu de l'article 34, ou la programmation de la date de début de validité du nouveau visa après l'expiration de l'ancien.
  • Demandez toujours que les refus du consulat soient formulés par écrit ; les refus verbaux sont source de tensions aux contrôles frontaliers et ne s'accompagnent pas d'une explication vérifiable via le VIS.

Question : Notre salarié peut-il demander un visa Schengen d'affaires alors que son visa Schengen touristique actuel est encore valide et qu'il lui reste des entrées et des jours disponibles ?

Réponse: En bref : non. La réglementation de la Commission européenne interdit formellement la détention simultanée de visas Schengen de court séjour qui se chevauchent, quels que soient leur objet ou leur pays de délivrance. Si votre salarié dépose une demande de nouveau visa d’affaires alors qu’il est déjà titulaire d’un visa touristique en cours de validité, le consulat constatera ce chevauchement dans la base de données VIS et émettra probablement un refus automatique.

Les deux façons de gérer la situation :

  • Option 1 : Annuler l'ancien visa : demandez une annulation volontaire auprès du consulat qui a délivré votre visa touristique actuel avant de faire la demande de visa d'affaires.
  • Option 2 : Les enchaîner : fixez la date de début de votre nouveau visa d'affaires de manière à ce qu'il prenne effet exactement le lendemain de l'expiration de votre visa actuel.

⚠️ Important : si votre demande est rejetée, exigez toujours que la décision vous soit communiquée par écrit. Les refus verbaux ne vous laissent aucune trace écrite, ce qui peut entraîner des problèmes importants lors des contrôles frontaliers à l'aéroport lors de vos prochains voyages.

Points clés : Demande de visa d'affaires Schengen avec un visa Schengen en cours de validité

Destination Détails
Destination Espace Schengen (les 27 États membres)
Type de permis Visa Schengen de court séjour (type C, affaires)
Scénario L'employé est déjà titulaire d'un visa Schengen de court séjour partiellement utilisé et a besoin d'un nouveau visa d'affaires pour un prochain voyage.
Autorisation de travail Le type C n'autorise pas l'exercice d'une activité salariée; il autorise les réunions, les conférences et les négociations dans le cadre de la « fiction de non-salarié ».
Principales contraintes Le guide des visas de l'UE interdit la détention simultanée de deux visas Schengen de court séjour valides couvrant la même période
Complexité Moyen. La législation est claire, mais la variabilité des comportements des consulats et l'enchaînement des événements engendrent un risque opérationnel.
Risques liés à l'intégration Faible à modéré. La participation aux réunions professionnelles est menacée, mais pas l'intégration professionnelle de base.
Risque lié au calendrier Moyenne. Le processus complet, comprenant l'annulation et la nouvelle demande, prend généralement entre 3 et 5 semaines.
Chronologie type 2 à 5 jours ouvrables pour l'annulation dans la plupart des consulats, 10 à 15 jours ouvrables pour le traitement d'un nouveau visa Schengen
Pouvoir de soumission Consulat du principal pays de destination du voyage d'affaires
Principaux défis Visibilité du visa existant dans le VIS ; enregistrement du refus en vertu de l'article 32 ; coordination de l'annulation entre deux consulats ; problème lors du contrôle aux frontières en l'absence de refus écrit
Exemples de scénarios Un ingénieur indien, dont le visa touristique délivré par la Grèce expire dans 4 jours et ne permet plus qu'une seule entrée, doit effectuer un voyage d'affaires de 14 jours en Allemagne; un responsable de la mobilité philippin, titulaire d'un visa touristique espagnol encore valable, doit assister à des réunions d'affaires en France dont la durée dépasse le nombre de jours restants sur son visa.
Résultats attendus Soit une annulation suivie de la délivrance d’un nouveau visa (3 à 5 semaines au total), soit une date de début de validité du nouveau visa planifiée de manière à éviter tout chevauchement, soit un refus écrit au titre de l’article 32 pouvant servir de justification pour de futures demandes

Comment les RH doivent-elles gérer le chevauchement des visas Schengen lors d'une demande de visa d'affaires ?

La situation juridique : la règle du chevauchement – un seul visa Schengen à la fois

Conformément à la réglementation de la Commission européenne, vous ne pouvez pas détenir deux visas Schengen valides pour la même période. Cette règle s'applique quel que soit le pays émetteur ou l'objet du visa (tourisme ou affaires).

Lorsque vous déposez une demande de nouveau visa d'affaires, le consulat consulte la base de données centrale (VIS). Si votre visa touristique actuel chevauche les dates de votre nouveau voyage, les consulats traitent ce cas de différentes manières :

  • Refus d'office : les missions diplomatiques allemandes et françaises appliquent cette règle à la lettre et rejetteront probablement d'emblée la nouvelle demande.
  • Annulation volontaire : les consulats espagnols, italiens et portugais font preuve d'une plus grande souplesse. En général, ils signalent le chevauchement et vous demandent d'annuler votre visa touristique actuel avant de vous délivrer le visa d'affaires.

Deux solutions pour remédier au chevauchement des visas

Si votre voyage d'affaires coïncide avec la période de validité d'un visa touristique Schengen en cours, adoptez l'une de ces deux stratégies pour éviter un refus automatique :

Option 1 : Demande d'annulation volontaire (annulation)

Demandez au consulat qui a délivré votre visa actuel de l'annuler en vertu de l'article 34. Une fois que ce visa aura été supprimé de la base de données centrale (VIS), vous pourrez demander en toute sécurité votre nouveau visa d'affaires.

  • Livraison express (2 à 5 jours ouvrés) : Grèce, Espagne, Portugal.
  • Parcours lent (1 à 2 semaines) : Allemagne, France.

Option n° 2 : Obtenir les visas les uns après les autres

Demandez le nouveau visa d'affaires en indiquant une date de début correspondant exactement au lendemain de l'expiration de votre visa actuel. Vos pièces justificatives (réservations de voyage, dates de réunions et lettres d'invitation) doivent strictement correspondre à cette période postérieure à l'expiration.

💡 Solution de secours : si aucune de ces deux options n'est envisageable et que le voyage est urgent, déposez tout de même votre demande. Si le consulat la rejette, veillez à demander la décision de refus par écrit.


Plan d'action RH : chevauchement des visas Schengen

  • 1. Vérifiez d’abord le statut du visa : vérifiez les informations relatives au visa actuel de l’employé (date d’expiration et nombre de jours déjà utilisés) avant de réserver tout voyage. Ces informations détermineront la marche à suivre.
  • 2. Voyages non urgents (planification) : reporter la date de début du nouveau visa d'affaires au lendemain de l'expiration du visa actuel. Adapter tous les itinéraires, réservations d'hôtel et lettres d'invitation à cette période postérieure à l'expiration.
  • 3. Déplacements urgents (annulation) : Demandez à l'employé d'annuler officiellement son visa actuel auprès du consulat qui l'a délivré avant de déposer sa nouvelle demande. Assurez-vous que la base de données centrale (VIS) reflète bien cette annulation avant qu'il ne fournisse ses données biométriques.
  • 4. Exigez une décision écrite : si la demande est rejetée, exigez toujours que le consulat vous communique son refus par écrit. Les refus verbaux empêchent l'employé d'expliquer cette divergence lors de futurs contrôles aux frontières ou de futures demandes de visa.

Principaux risques liés à une mauvaise gestion des visas qui se chevauchent

  • Signaux d'alerte permanents dans le VIS : un refus automatique est enregistré de manière définitive dans le Système d'information sur les visas Schengen (VIS). Les consulats futurs ont accès à cet historique et risquent de confondre un simple chevauchement de rendez-vous avec une grave infraction aux règles.
  • Contrôles aux frontières : le fait de posséder deux visas ou d’avoir essuyé un refus récent déclenche une alerte lors du contrôle de sécurité à l’aéroport. Sans explication écrite du consulat, les voyageurs risquent de passer des heures bloqués dans une procédure d’interrogatoire approfondi à leur arrivée.
  • Le risque de perte totale : si vous annulez le visa touristique existant trop tôt et que le nouveau visa d'affaires est ensuite refusé, le salarié se retrouve sans aucun visa valide, ce qui compromet complètement le voyage.

Clause de non-responsabilité
Les règles en matière d'immigration changent assez fréquemment ; veuillez vous renseigner auprès de sources officielles ou nous contacter pour obtenir les dernières informations avant de prendre une décision.

À propos de Jobbatical : expertise en matière de gestion des démarches pour l'obtention d'un visa d'affaires Schengen

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Foire aux questions : chevauchement entre un visa d'affaires Schengen et un visa Schengen existant

Que se passe-t-il si l'un de nos salariés dépose une demande de visa d'affaires Schengen alors que son visa touristique actuel est encore valide ?

Lors de la vérification biométrique, le consulat constate la présence d’un visa valide dans le VIS et rejette le plus souvent la demande en vertu de l’article 32 du Code des visas, en invoquant un chevauchement. Ce refus est enregistré dans le VIS et visible par tous les futurs consulats Schengen auprès desquels le demandeur déposera une demande ; c’est pourquoi le contexte du dossier revêt autant d’importance que sa conclusion.

Notre salarié peut-il renoncer volontairement à un visa Schengen existant ou l'annuler afin d'en demander un nouveau ?

Oui. En vertu de l'article 34 du Code des visas, le titulaire peut demander l'annulation volontaire auprès du consulat qui a délivré le visa initial. Le traitement de cette demande prend généralement entre 2 et 5 jours ouvrables en Grèce, en Espagne et au Portugal, et entre 1 et 2 semaines en Allemagne et en France. Une fois l'annulation effective, elle est enregistrée dans le VIS, ce qui ouvre la voie à une nouvelle demande.

Le fait que le visa Schengen existant soit à entrée unique ou partiellement utilisé a-t-il une incidence ?

Pas en principe. Le Guide des visas de l'UE considère que tout visa de court séjour valide entraîne un chevauchement, quel que soit le nombre d'entrées restantes ou de jours restants. Un visa à entrée unique dont il reste 4 jours de validité donne toujours lieu à un refus au titre de l'article 32 dans la plupart des consulats. Les visas à entrées multiples suscitent généralement des objections plus fortes en matière de chevauchement, mais la règle s'applique aux deux types de visas.

Pourquoi demander un refus par écrit plutôt que d'accepter un refus oral au consulat ?

Les agents des services frontaliers et les futurs consulats ne peuvent pas vérifier un refus verbal. Un refus écrit au titre de l'article 32 constitue une preuve vérifiable de la bonne volonté du demandeur et réduit le risque de contrôle secondaire à l'entrée dans l'espace Schengen. Sans ce document, le demandeur risque d'être interrogé à son arrivée sans disposer d'aucun document permettant d'expliquer son dossier.

Quelles sont les implications pour la planification RH dans le cadre de voyages d'affaires où le temps est un facteur déterminant ?

Le service des ressources humaines doit vérifier le statut actuel du visa Schengen de l'employé avant de réserver des vols ou d'organiser des réunions. S'il dispose d'un visa partiellement utilisé, il convient soit de programmer les réunions en tenant compte des jours et des entrées restants, soit de prévoir un délai de 3 à 5 semaines pour l'annulation et le renouvellement de la demande. Il est rarement possible d'organiser ces démarches dans la même semaine, ce qui présente un risque pour l'intégration du nouvel employé.

L'employé peut-il simplement se rendre à ces réunions d'affaires avec son visa touristique actuel ?

Un visa touristique de type C n'autorise pas l'exercice d'une activité rémunérée, mais permet toutefois de participer à des réunions d'affaires, à des conférences et à de brèves négociations, en vertu de la « fiction de non-emploi » prévue par l'accord de Schengen. Si le nombre de jours et d'entrées restants suffisent pour couvrir le voyage, cette solution est plus simple sur le plan opérationnel que de déposer une nouvelle demande. Le service des ressources humaines doit vérifier que les activités liées aux réunions s'inscrivent dans les limites fixées pour le visa de type C.

Que se passe-t-il si la nouvelle demande de visa est refusée alors que le visa existant a déjà été annulé ?

Voici le pire scénario : l'employé ne dispose d'aucun visa Schengen valide pendant la période de validité du contrat. Pour éviter cela, ne procédez à l'annulation qu'une fois que la nouvelle demande présente des indicateurs positifs (données biométriques fournies, aucune objection préliminaire soulevée). Certains consulats autorisent également le dépôt de la nouvelle demande en même temps que la demande d'annulation, ce qui réduit le délai d'attente.

Cela couvre les cas d'utilisation suivants :

  1. Un ressortissant indien peut-il demander un visa d'affaires pour l'Allemagne alors que son visa touristique délivré par la Grèce est encore valide ?
  2. Un visa touristique Schengen partiellement utilisé empêche-t-il de déposer une nouvelle demande de visa d'affaires auprès d'un autre consulat ?
  3. Comment annuler un visa Schengen existant avant d'en demander un nouveau en France, en Espagne ou en Italie ?
  4. Que se passe-t-il au contrôle des frontières si un employé possède deux visas Schengen dans le même passeport ?
  5. Un salarié philippin peut-il renoncer à son visa touristique espagnol pour demander un visa d'affaires allemand ?
  6. Un refus écrit en vertu de l'article 32 est-il préférable à un refus verbal pour les futures demandes d'adhésion à l'espace Schengen ?
  7. Quelle est la règle prévue par le Manuel des visas de l'UE concernant le chevauchement des visas Schengen de court séjour ?
  8. Combien de temps faut-il pour obtenir l'annulation volontaire d'un visa Schengen auprès des consulats de Grèce, d'Espagne, de France et d'Allemagne ?
  9. Le service des ressources humaines peut-il déposer une demande de visa d'affaires Schengen avec une date de début future afin d'éviter tout chevauchement ?
  10. Un visa touristique Schengen à entrée unique dont la durée de validité est encore de 4 jours peut-il encore donner lieu à un refus pour chevauchement de validité ?
  11. Comment les services des ressources humaines organisent-ils l'annulation d'un visa Schengen et le dépôt d'une nouvelle demande afin d'éviter toute interruption de couverture ?
  12. Un ressortissant chinois peut-il demander un visa d'affaires néerlandais alors qu'il est titulaire d'un visa touristique espagnol en cours de validité ?
Révisé par :
Georgiy Serdiukov
Georgiy Serdiukov est expert en mobilité internationale chez Jobbatical. Spécialisé dans l’immigration d’entreprise vers l’Allemagne, il traite activement des dossiers de visa pour travailleurs qualifiés au Royaume-Uni. Trilingue (allemand, anglais et ukrainien), il gère l’ensemble du cycle de vie des dossiers vers l’Allemagne, depuis l’évaluation du dossier et le dépôt de la demande de visa jusqu’à la délivrance du titre de séjour, l’obtention du statut de résident permanent et l’accompagnement à l’installation, y compris la recherche d’un logement. Son domaine d’activité couvre la Carte bleue européenne (Blaue Karte EU), les titres de séjour pour travailleurs qualifiés au titre des articles 18a et 18b de la loi allemande sur le séjour (AufenthG), les renouvellements de titres de séjour via le portail de services LEA de Berlin, la reconnaissance des qualifications via le système Anabin, ainsi que le régime de protection temporaire de l’UE pour les ressortissants ukrainiens. Fort de plus de 200 dossiers notés cinq étoiles et de plus de 1 500 déménagements accompagnés, il publie régulièrement des guides à l’intention des employeurs sur les règles obligatoires relatives aux demandes en ligne en Allemagne et sur la conformité en matière de parrainage au Royaume-Uni.
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