Points clés à retenir concernant la règle des trois mois en matière d'emploi
- Le permis ICT espagnol exige trois mois d'emploi continu préalable au sein du même groupe d'entreprises ; cette condition est obligatoire tant pour la voie ICT européenne que pour la voie ICT nationale.
- La durée d'ancienneté peut s'accumuler au sein de différentes entités du groupe, mais elle doit être ininterrompue ; toute interruption remet le compteur à zéro.
- Les prestataires et les travailleurs indépendants liés par des contrats de prestation de services ne répondent pas à cette règle ; seuls les contrats de travail formels ou les relations professionnelles au sein du groupe sont pris en compte.
- Le transfert trop rapide des nouveaux employés est le piège le plus courant en matière d'éligibilité ; les RH doivent prévoir une marge minimale de trois mois dans les calendriers de mobilité internationale.
- Si un salarié ne remplit pas les conditions requises, le permis HQP espagnol ou la Carte bleue européenne peuvent constituer une solution de rechange appropriée, chacun étant soumis à des seuils de salaire et de qualification différents.
Ce qu'implique réellement la règle des trois mois
Le permis TIC espagnol, qu'il s'agisse du permis TIC européen ou du permis TIC national, exige la preuve d'une relation professionnelle ou d'emploi antérieure et continue d'au moins trois mois avec une ou plusieurs entreprises appartenant au même groupe.
Cette disposition est prévue par la législation espagnole transposant la directive européenne 2014/66/UE et vérifiée par l'UGE-CE (Unidad de Grandes Empresas y Colectivos Estratégicos), l'unité chargée de traiter toutes les demandes de permis de séjour en Espagne.
Sur le papier, une période de trois mois semble simple. Dans la pratique, cela entraîne une part disproportionnée de refus de la part des services informatiques, généralement parce que les RH lancent la procédure de transfert avant que le salarié n'ait franchi le seuil, ou parce que les documents ne permettent pas de prouver la continuité de manière suffisamment claire.
Ce qui est pris en compte dans le calcul des trois mois
La loi autorise expressément la prise en compte cumulative de l'ancienneté au sein de plusieurs entités d'un même groupe. Un salarié ayant travaillé deux mois dans la société mère et un mois dans une filiale peut satisfaire à cette règle à condition que le lien juridique entre ces entités soit documenté et que l'emploi ait été continu tout au long de la transition.
Les périodes d'essai sont également prises en compte. En Espagne, la période d'essai n'entraîne pas la suspension des droits liés à l'emploi ni de l'affiliation à la sécurité sociale. L'UGE-CE exige la preuve d'une relation de travail à compter de la date de début du contrat, et non de la date de fin de la période d'essai.
Types d'emploi qui répondent généralement à cette règle
Les erreurs les plus courantes en matière de planification des ressources humaines
Comment établir un calendrier de transfert conforme
La solution pratique est simple : intégrez la règle des trois mois dans votre calendrier de mobilité internationale dès que le transfert est prévu. Pour les nouveaux employés, cela implique de prévoir un délai minimum de trois mois entre leur premier jour de travail et la date de dépôt de la demande de permis de travail (ICT).
Pour les salariés qui changent d'entité au sein du groupe, veillez à ce que la continuité soit assurée, sans interruption dans le dossier d'emploi, et à ce que la relation au sein du groupe entre les deux entités soit clairement documentée avant tout transfert.
Calendrier de mise en œuvre des TIC : délai minimal de planification
Si votre employé ne remplit pas les conditions requises : autres possibilités d'obtention d'un permis
Si le délai de trois mois ne peut être respecté, deux procédures peuvent être traitées par l'UGE-CE dans le même délai de 20 jours sans qu'un emploi en groupe préalable soit requis :
Pour les entreprises qui ne savent pas quelle procédure suivre, l'outil de vérification d'éligibilité au permis de travail et de séjour en Espagne de Jobbatical permet de déterminer en quelques minutes le permis correspondant au profil de l'employé, avant même que vous ne vous engagiez dans une demande.
Ce que l'UGE-CE recherche dans la documentation
L'UGE-CE ne se contente pas de vérifier si la condition relative à une ancienneté de trois mois est remplie. Elle évalue si la relation de travail est authentique, continue et s'inscrit dans le cadre d'un groupe d'entreprises légitime.
Les documents suivants doivent être cohérents et harmonisés :
- Contrat de travail indiquant la date d'entrée en fonction et le poste de l'employé
- Au moins 3 bulletins de salaire consécutifs
- Justificatif d'affiliation à la sécurité sociale dans le pays d'origine (attestation d'affiliation ou document équivalent)
- Lettre de confirmation des ressources humaines attestant de l'ancienneté et du poste de l'employé
- Documents relatifs au groupe d'entreprises attestant du lien juridique entre l'entité d'origine et l'entité d'accueil
L'UGE-CE procède à une vérification minutieuse de ces documents. Toute incohérence peut donner lieu à un examen plus approfondi ou entraîner un rejet, notamment :
- Dates d'emploi non concordantes
- Faute de bulletins de paie pour l'un des mois compris dans cette période de trois mois
- Une date d'inscription à la Sécurité sociale postérieure à la date de début du contrat de travail
- Informations contradictoires concernant le rôle ou l'ancienneté de l'employé
Pour éviter tout retard ou refus, les employeurs doivent s'assurer que l'ensemble des pièces justificatives présente un parcours professionnel clair, cohérent et sans interruption.
Pour une vue d'ensemble des motifs de refus les plus courants concernant les permis TIC, consultez le guide de Jobbatical sur les raisons de refus des permis TIC en Espagne.
Préparez le mercato, pas seulement la candidature
La règle des trois mois d'ancienneté n'est pas un obstacle administratif, mais un critère structurel permettant de déterminer si la voie ICT est le mécanisme approprié pour votre transfert. Lorsque les équipes RH comprennent exactement comment l'UGE-CE l'applique, elle devient un élément à prendre en compte dans la planification plutôt qu'un risque de rejet.
Intégrez dès le départ ces conditions préalables à votre calendrier de mobilité internationale, veillez à ce que les documents relatifs à l'emploi soient irréprochables dès le premier jour et vérifiez l'éligibilité avant de déposer la demande, et non après.
Si vous gérez plusieurs transferts de personnel dans le secteur des TIC ou si vous n'êtes pas certain que le parcours professionnel de votre employé réponde aux critères requis, prenez rendez-vous pour une démonstration avec Jobbatical afin de vérifier son éligibilité avant de soumettre sa demande à l'UGE-CE.
Avertissement : les règles en matière d'immigration changent assez fréquemment ; veuillez vous renseigner auprès de sources officielles ou nous contacter pour obtenir les dernières informations avant de prendre toute décision.



