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Que faire en 2026 face à l'expiration du statut ILR et au visa de résident de retour au Royaume-Uni ?

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Dernière mise à jour
31 juillet 2026
Responsable des ressources humaines examinant le risque d'expiration du permis de séjour illimité (ILR) d'un salarié au Royaume-Uni et les options de visa de résident de retour avant une mission à l'étranger

POINTS CLÉS

  • L'ILR expire automatiquement après deux années consécutives passées hors du Royaume-Uni ; le Home Office n'envoie aucun avertissement.
  • Le visa de retour au Royaume-Uni (682 £ en 2026, délai de traitement d'environ trois semaines) est la seule solution pour rétablir un droit de séjour expiré ; la demande doit être déposée depuis l'étranger.
  • L'octroi du titre de séjour dépend de liens solides avec le Royaume-Uni : famille, parcours professionnel, biens immobiliers et projet de retour crédible
  • Les équipes RH doivent effectuer à nouveau les vérifications relatives au droit au travail à l'aide du code de partage eVisa une fois que le règlement a été rétabli.
  • Le suivi des absences, assorti d'alertes à 18 mois et d'examens de régularisation avant affectation, permet d'éviter la plupart des cas de déchéance de l'ILR.

Un permis de séjour à durée indéterminée accordé à un salarié peut expirer sans préavis après deux années consécutives passées hors du Royaume-Uni.

Pour les équipes des ressources humaines et de la mobilité internationale, l'expiration d'un permis de séjour (ILR) au cours d'une mission à l'étranger entraîne un refus de réadmission, l'échec des vérifications du droit au travail et des frais de visa imprévus.

Ce guide explique dans quels cas le statut ILR prend fin, comment fonctionne le visa britannique de résident de retour de 2026 et comment garantir le maintien du statut de résident des salariés.

L'ILR a-t-il une date d'expiration ou peut-il devenir caduc ?

Le titre de séjour à durée indéterminée (ILR) n’a techniquement pas de date d’expiration fixe, mais il ne s’agit certainement pas d’un statut d’immigration inconditionnel. Un statut d’établissement individuel peut expirer de manière entièrement automatique en raison d’une absence prolongée à l’étranger, ou être officiellement révoqué pour des motifs liés à un comportement spécifique ; il est essentiel de bien comprendre cette distinction cruciale pour assurer une planification précise des effectifs et le respect des règles en matière de mobilité internationale.

  • Statut ILR par rapport à une carte BRP ou à un eVisa : le statut ILR en lui-même n'expire jamais ; seul le document qui l'atteste a une date d'expiration. Les cartes BRP ne sont plus délivrées, et c'est désormais l'eVisa de l'UKVI qui atteste du statut ; par conséquent, une carte BRP périmée ne signifie pas que le statut ILR a expiré.
  • La règle des deux ans d'absence : le permis de séjour illimité (ILR) expire de plein droit après deux années consécutives passées hors du Royaume-Uni, de l'Irlande et des dépendances de la Couronne. Le ministère de l'Intérieur n'envoie aucune notification ; de nombreux salariés ne découvrent l'expiration de leur ILR qu'à la frontière.
  • Dans quels cas peut-on perdre le statut ILR ? La révocation du statut ILR s'applique lorsque celui-ci a été obtenu par tromperie, à la suite d'une décision d'expulsion ou en cas de criminalité grave. Pour les travailleurs mobiles, la perte du statut par inactivité est bien plus courante que la révocation.
À lire également : « ILR » et « Settled Status » : principales différences pour les employeurs britanniques.

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Qui doit demander un visa de retour au Royaume-Uni ?

Une fois que le permis de séjour illimité (ILR) a expiré en raison d’une absence prolongée, un salarié ne peut pas simplement prendre l’avion pour revenir au Royaume-Uni et y reprendre sa résidence. Les agents des services frontaliers ne sont pas habilités à rétablir le statut de résident permanent aux points d’entrée du Royaume-Uni ; par conséquent, les personnes qui tentent de revenir sans avoir obtenu au préalable l’autorisation nécessaire risquent fort de se voir refuser l’entrée et d’être immédiatement expulsées à la frontière.

  • Quand est-ce obligatoire ? Tout ancien titulaire d'un permis ILR absent depuis au moins deux années consécutives et qui a l'intention de s'installer à nouveau au Royaume-Uni. Des dérogations limitées s'appliquent aux conjoints des membres des forces armées et à certaines affectations gouvernementales.
  • Conditions d'éligibilité en 2026 : les demandes émanant de l'étranger doivent être déposées au titre de l'annexe « Résident de retour ». La décision est prise à titre discrétionnaire et repose sur l'existence de liens solides avec le Royaume-Uni ainsi que sur une intention sincère de s'y installer de manière permanente.
  • Coût et délais : Les frais pour 2026 s'élèvent à 682 £ par demandeur ; les décisions sont généralement rendues environ trois semaines après la collecte des données biométriques. Les dossiers complexes peuvent prendre plus de temps ; vérifiez le montant des frais avant d'établir votre budget.

Découvrez comment Jobbatical simplifie les demandes de permis de séjour à durée indéterminée au Royaume-Uni et aide les salariés à obtenir le statut de résident permanent.

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Comment prouver l'existence de liens solides avec le Royaume-Uni dans le cadre du visa de résident de retour ?

L'acceptation de cette voie dépend entièrement de la qualité et de la solidité des éléments de preuve fournis. Les agents du Home Office évaluent minutieusement la durée de la résidence antérieure du demandeur, les raisons spécifiques de son absence prolongée et la crédibilité globale de son projet de réinstallation ; les demandes mal documentées ou peu convaincantes sont systématiquement rejetées.

  • Liens familiaux, professionnels et immobiliers : la présence de proches résidant actuellement au Royaume-Uni, une longue période de résidence antérieure, un parcours professionnel bien établi au Royaume-Uni, ainsi que le fait d'être propriétaire d'un logement ou d'en être locataire de manière continue, sont autant d'éléments qui pèsent lourdement dans la démonstration d'un attachement durable au pays.
  • Liens financiers et commerciaux : le fait de disposer de comptes bancaires actifs au Royaume-Uni, de verser régulièrement des cotisations de retraite, de tenir à jour ses déclarations fiscales et de détenir des participations actives dans des entreprises ou des investissements renforce considérablement les fondements de cette demande, qui relève d’une grande marge d’appréciation.
  • Pièces justificatives à fournir : les demandeurs doivent présenter un historique complet de leurs déplacements, des documents clairs démontrant que l’absence prolongée était nécessaire ou indépendante de leur volonté, le cas échéant, ainsi qu’une preuve concrète d’un projet de retour bien défini, tel qu’une offre d’emploi confirmée au Royaume-Uni, les inscriptions scolaires des enfants ou des dispositions définitives en matière de logement.

Consultez notre liste de contrôle des documents requis pour la demande d'ILR au Royaume-Uni afin de vous assurer que votre dossier contient toutes les pièces justificatives nécessaires.

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Comment faire une demande de visa de retour au Royaume-Uni ?

Une fois que le titre de séjour à durée indéterminée d’un salarié a expiré, la seule manière légale de revenir et de s’établir à nouveau au Royaume-Uni consiste à demander un visa de résident de retour depuis l’étranger, en vertu de l’annexe « Returning Resident ». La demande elle-même se fait en ligne, mais son approbation dépend autant de la qualité des pièces justificatives que de la bonne saisie du formulaire ; il est donc préférable de préparer l’ensemble des documents avant même de commencer la procédure de demande.

  • Soumission de la déclaration en ligne : cette étape, lancée depuis l'étranger via GOV.UK, nécessite de fournir un historique précis de vos déplacements à l'international afin d'éviter tout signalement par le système et de ne pas avoir à payer les frais de dossier de 682 £.
  • Mise en ligne du dossier de pièces justificatives numériques : téléchargez vos documents en toute sécurité avant votre rendez-vous. Cela comprend les justificatifs attestant de vos liens actuels avec le Royaume-Uni, vos anciens passeports et le résultat certifié d'un test de dépistage de la tuberculose (TB) si vous déposez votre demande depuis un pays ou territoire soumis à des restrictions.
  • Présentation en personne pour la vérification biométrique : la vérification d'identité en personne est obligatoire. Les demandeurs doivent se rendre dans un centre de demande de visa (VAC) à l'étranger afin de faire enregistrer leurs empreintes digitales et leurs données biométriques faciales, ce qui marque le début officiel du délai de traitement.
  • Décision et activation du visa électronique : le délai de traitement standard est d'environ trois semaines. Les candidats dont la demande a été approuvée reçoivent une vignette de voyage de courte durée et doivent activer leur visa électronique permanent via leur compte UKVI dès leur entrée sur le territoire britannique.

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Comment éviter de perdre son statut ILR lors d'une mission à l'étranger ?

La prévention est toujours moins coûteuse et moins complexe que de devoir suivre la procédure officielle de régularisation. La plupart des cas de perte de statut ILR que nous rencontrons découlent de détachements internationaux de plusieurs années qui avaient été initialement planifiés sans qu'un examen préliminaire approfondi des questions d'immigration ait été effectué.

  • Préparez-vous avant le départ : vérifiez, dès la phase d'information, que la durée de votre affectation ne dépasse pas la limite de deux ans. Pour les affectations susceptibles de dépasser cette limite, envisagez d'obtenir la nationalité britannique avant votre départ.
  • Séjours de courte durée au Royaume-Uni : un véritable retour relance le délai de deux ans, mais des séjours symboliques répétés pourraient ne pas convaincre le ministère de l'Intérieur que le Royaume-Uni reste le véritable lieu de résidence de l'employé.
  • Conserver les justificatifs de vos déplacements : conservez les dates d'entrée et de sortie, les cartes d'embarquement ainsi que les baux ou les bulletins de salaire afin de pouvoir prouver la continuité de votre résidence en cas de demande.
À lire également : Permis de séjour (ILR) et nationalité britannique : guide à l'intention des employeurs.

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Quel est le niveau de risque associé à chaque durée de mission à l'étranger pour les titulaires d'un permis ILR ?

La durée de la mission est le facteur le plus fiable permettant de prédire la non-renouvelation d'un permis de séjour (ILR). Il convient de recouper chaque projet d'affectation avec cette matrice dès la phase de planification, avant la signature des contrats et l'approbation des budgets de relocation. Cette démarche permet de transformer un risque de non-conformité imprévisible en un contrôle planifié et gérable au sein de votre programme de mobilité.

Durée d'une mission à l'étranger et risque de perte du statut de résident permanent (ILR)

Niveau de risque ILR Durée de la mission et mesures recommandées
Faible — Moins de 12 mois Enregistrez cette mission dans votre outil de suivi de mobilité
Aucune mesure immédiate n'est requise
Bilan — 18 mois Lancer un examen formel du règlement
Organisez un véritable voyage aller-retour au Royaume-Uni en justifiant clairement votre intention
Élevé — 21 mois Confirmez dès maintenant une date de retour définitive au Royaume-Uni
Faites appel à un avocat spécialisé en droit de l'immigration si la date reste incertaine
Critique — 24 mois Le salarié doit rentrer au Royaume-Uni avant la fin de la période de deux ans.
Le retour à l'établissement remet le compteur d'absences à zéro ; ne comptez pas sur les sorties temporaires.
L'ILR risque d'expirer — Plus de 24 mois Partons du principe que la période de validité a expiré ; préparez une demande de réinscription en tant que résident de retour
Sinon, obtenez la nationalité britannique avant votre départ.

Dans la pratique, l'évaluation à 18 mois est l'étape décisive ; les équipes qui prennent des mesures à ce stade atteignent rarement le seuil critique.

À lire également : Calculateur d'éligibilité au statut ILR au Royaume-Uni destiné aux employeurs.

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Le service des ressources humaines doit-il demander un visa de retour au pays ou parrainer un nouveau visa de travailleur qualifié ?

Toutes les demandes ILR périmées ne justifient pas nécessairement le dépôt d'une demande au titre du statut de « résident de retour ». La voie à suivre dépend de la solidité des liens de l'employé avec le Royaume-Uni, de ses intentions à long terme et de l'urgence commerciale liée au poste. Choisir la mauvaise voie entraîne un gaspillage de plusieurs mois de délai de traitement et des frais non remboursables ; cette évaluation doit donc être effectuée avant le dépôt de toute demande.

Visa de résident de retour ou parrainage de travailleur qualifié : tableau comparatif

Meilleure option Contexte et justification
Visa de retour pour résident L'ILR a expiré et le salarié a l'intention de s'installer définitivement au Royaume-Uni
L'employé a vécu au Royaume-Uni pendant plus de 10 ans ; cette longue période de résidence passée constitue le lien le plus fort qu'un agent chargé du dossier puisse prendre en compte.
Rétablit définitivement le montant de l'installation à 682 £, sans obligation de parrainage ni redevance sur les compétences en matière d'immigration
Votre équipe n'aura plus à établir de rapports de conformité une fois que le règlement aura été rétabli
Parrainage de travailleurs qualifiés L'employé ne reviendra pas au Royaume-Uni de manière définitive ; la voie « Returning Resident » exige une intention sincère de s'y installer
L'employé a des liens peu étroits avec le Royaume-Uni, ce qui rend peu probable qu'il satisfasse au critère des liens discrétionnaires.
Propose un parcours bien défini, basé sur un système de points, avec des résultats prévisibles
Budget consacré au certificat de parrainage, à la redevance sur les compétences en matière d'immigration et aux obligations continues du parrain

Lorsque la situation est délicate, demandez conseil avant de vous engager dans l’une ou l’autre voie ; un refus de demande au titre du statut de « résident de retour » peut compliquer une demande de parrainage ultérieure. Consultez notre guide à l’intention des employeurs sur le statut de résident permanent au Royaume-Uni (ILR) : comment accompagner vos salariés.

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Que se passe-t-il une fois que votre visa de résident de retour a été approuvé ?

Bien que cette autorisation rétablisse le statut de résident, le salarié doit veiller à effectuer avec soin toutes les démarches nécessaires à la vérification numérique de son statut avant de rentrer au Royaume-Uni et avant de reprendre officiellement le travail.

  • Obtention de l'eVisa britannique : les candidats dont la demande a été approuvée se verront apposer dans leur passeport une vignette d'entrée valable 90 jours afin de faciliter leur premier voyage. Ils devront ensuite créer ou mettre à jour sans délai un compte UKVI afin d'accéder en toute sécurité à leur eVisa numérique, les titres de séjour biométriques (BRP) physiques n'étant plus délivrés.
  • Justifier de son statut d'immigrant : Le statut d'immigrant rétabli est désormais attesté exclusivement via le service en ligne « View and Prove », dans le cadre duquel le salarié doit générer un code de partage numérique unique afin de prouver ses droits auprès d'employeurs potentiels et de bailleurs.
  • Reprise du travail : les droits de travail complets et sans restriction sont rétablis dès que la situation est officiellement rétablie, mais votre service des ressources humaines doit impérativement effectuer une vérification du droit au travail en totale conformité, en utilisant le nouveau code de partage, avant le premier jour de travail effectif du salarié.

Assurez-vous que vos procédures de conformité sont à jour grâce à notre liste de contrôle RH sur la vérification du droit au travail après l'obtention du permis de séjour permanent (ILR).

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Que doivent savoir les équipes RH au sujet des salariés dont l'autorisation de séjour (ILR) a expiré ?

Un permis de séjour (ILR) périmé représente un risque important en matière de conformité pour l'entreprise, et pas seulement un désagrément personnel pour le salarié. Embaucher une personne dont le statut d'immigration n'est pas valide expose directement votre organisation à de lourdes sanctions civiles pouvant aller jusqu'à 60 000 £ par travailleur en situation irrégulière.

  • Vérification du droit au travail : un salarié dont l’ILR a expiré échouera automatiquement à la vérification en ligne obligatoire. Les employeurs ne doivent pas se fier à d’anciens BRP ni à l’historique des droits au travail ; ils doivent au contraire revérifier intégralement l’éligibilité du salarié à l’aide d’un nouveau code de partage dès que son statut de résident permanent aura été officiellement rétabli.
  • Justificatifs à l'appui de la demande : la présentation d'une lettre détaillée de l'employeur confirmant un poste actuel ou futur au Royaume-Uni renforce considérablement les preuves requises par le demandeur pour démontrer ses liens avec le pays. Les équipes chargées de la mobilité internationale doivent aider activement le salarié à rassembler des relevés d'absences précis et un historique complet de ses fiches de paie afin d'étayer son dossier.
  • Quand un parrainage s'avère nécessaire : si la demande de « Returning Resident » est malheureusement rejetée, un visa standard de « travailleur qualifié » peut constituer la seule alternative viable ; par conséquent, les équipes RH doivent prévoir de manière proactive, dès le début du processus de planification, le budget nécessaire pour les licences de parrainage et les frais liés au certificat de parrainage (CoS).

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Comment les équipes chargées de la mobilité internationale peuvent-elles contribuer à protéger le droit d'établissement des salariés – visa de résident de retour ?

La protection active des lieux d'affectation doit être clairement intégrée à votre politique globale de mobilité internationale, plutôt que d'être gérée par le biais d'e-mails ponctuels ou de mesures réactives. La mise en place de trois contrôles opérationnels spécifiques permettra d'éliminer efficacement la grande majorité des risques liés à la conformité.

  • Conception de la mission : intégrez de manière stratégique des voyages de retour au Royaume-Uni dans le cycle de vie de toute affectation à l'étranger dont la durée prévue est supérieure à 18 mois, et veillez à consigner officiellement l'examen de règlement correspondant directement dans le dossier d'affectation du salarié.
  • Systèmes de suivi des absences : mettez en place un logiciel RH performant permettant de suivre minutieusement les absences continues de chaque titulaire d'un permis ILR, et veillez à configurer des alertes internes automatisées au bout de 18 mois, afin de disposer d'une marge de manœuvre suffisante bien avant d'atteindre le seuil critique des deux ans.
  • Demandes de financement : Prendre en charge volontairement les frais de dossier de 682 £ liés à la demande de visa « Returning Resident » représente un coût de fidélisation étonnamment modeste par rapport aux dépenses considérables qu’implique le fait de parrainer à nouveau ce même salarié pour l’obtention d’un nouveau visa. Dans la pratique, les employeurs qui choisissent de financer cette démarche récupèrent largement leur investissement grâce à la bonne volonté et à la fidélité de leurs salariés.

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Quels sont les principaux enseignements à retenir pour les salariés et les employeurs concernant l'expiration et le recouvrement de l'ILR ?

La règle d'or : l'expiration de votre statut ILR peut être entièrement évitée, et il est possible de le rétablir. Toutefois, ces deux issues dépendent de la mise en place de mesures proactives avant l'expiration des délais, plutôt que de devoir se démener pour régler le problème après un refus.

1. Les principes fondamentaux relatifs à l'expiration et au rétablissement du statut ILR

Comprendre les règles strictes qui régissent l'ILR est la première étape pour le protéger.

  • Quand l'ILR perd-il sa validité ? Votre statut ILR sera automatiquement perdu si vous passez deux années consécutives hors du Royaume-Uni. Il est essentiel de garder à l'esprit que le Home Office n' envoie ni avertissement ni rappel lorsque vous approchez de cette échéance de deux ans. La responsabilité incombe entièrement à la personne concernée.
  • Le visa de retour au pays : Si votre permis de séjour illimité (ILR) a déjà expiré et que vous souhaitez vous réinstaller au Royaume-Uni, vous ne pouvez pas simplement y retourner en conservant votre ancien statut. Vous devez demander un visa de résident de retour.
    • Où déposer sa candidature : Vous devez déposer votre candidature depuis l'étranger.
    • Coût : Les frais d'inscription s'élèvent actuellement à 682 £.
    • Délais : le traitement prend généralement environ trois semaines.

2. Comment les salariés peuvent-ils préserver leur statut de résident ?

Si vous êtes titulaire d'un permis de séjour illimité (ILR), vous devez entretenir activement vos liens avec le Royaume-Uni afin de conserver la validité de votre statut, en particulier si vous voyagez fréquemment ou si vous travaillez à l'étranger.

  • Effectuez des retours authentiques : vous devez retourner au Royaume-Uni régulièrement avant la fin de la période de deux ans. Ces visites doivent être authentiques (c'est-à-dire témoigner d'une réelle intention de maintenir votre vie au Royaume-Uni) et ne pas se limiter à de brèves escales dans un aéroport.
  • Conservez les justificatifs de vos voyages : tenez un registre minutieux de vos déplacements. Conservez vos cartes d'embarquement, vos itinéraires de vol et les tampons apposés sur votre passeport afin de pouvoir prouver précisément quand vous avez quitté le pays et quand vous y êtes rentré.
  • Envisagez la nationalité britannique : si vous savez que vous allez partir en mission professionnelle de longue durée à l'étranger, pensez à demander la nationalité britannique avant votre départ. Contrairement au statut de résident permanent (ILR), la nationalité britannique ne peut pas expirer en raison d'un séjour à l'étranger.

3. Comment les employeurs et les services RH peuvent réduire les risques liés à la conformité

Pour les employeurs, la perte du statut ILR par un salarié peut entraîner des manquements à la réglementation, des sanctions pour travail illégal et des retards dans les projets.

  • Suivi des absences : mettre en place un système interne permettant de surveiller les absences prolongées des salariés bénéficiant d'un ILR, afin de s'assurer qu'ils ne dépassent pas accidentellement le seuil de deux ans pendant leur affectation à l'étranger.
  • Effectuer des vérifications avant l'expatriation : avant d'envoyer un salarié en mission internationale de longue durée, vérifiez son statut en matière d'immigration. S'il risque de perdre son droit de résidence illimité (ILR), étudiez d'abord les options telles que la naturalisation (obtention de la nationalité).
  • Effectuer des vérifications de l'admissibilité à l'emploi conformes à la réglementation : lorsqu'un salarié revient d'une longue mission à l'étranger, veillez à effectuer une nouvelle vérification de son admissibilité à l'emploi, conformément à la réglementation, afin de vous assurer que son permis de séjour illimité (ILR) n'a pas expiré pendant son absence.

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Jobbatical suit les risques d'absence liés à l'ILR et gère de bout en bout les demandes de retour au pays.

Avertissement : les règles en matière d'immigration changent assez fréquemment ; veuillez vous renseigner auprès de sources officielles ou nous contacter pour obtenir les dernières informations avant de prendre toute décision.

Foire aux questions : expiration du statut ILR et visa de résident de retour au Royaume-Uni

Le statut de résident permanent (ILR) au Royaume-Uni a-t-il une date d'expiration ?

Le droit de résidence illimité (ILR) n'a pas de date d'expiration, mais il devient automatiquement caduc si son titulaire passe au moins deux années consécutives hors du Royaume-Uni, de l'Irlande et des dépendances de la Couronne. Seul le document attestant de l'ILR, tel que la carte BRP, comporte une date d'expiration. Le statut de résident permanent sous-jacent n'en a pas.

Quelle est la différence entre la perte de validité de l'ILR et la révocation de l'ILR ?

Le statut ILR expire automatiquement après deux années consécutives ou plus passées hors du Royaume-Uni, sans qu'une décision du Home Office soit nécessaire. La révocation du statut ILR est une décision active prise par le Home Office, généralement en raison d'une fraude, d'une mesure d'éloignement ou d'une infraction pénale grave. Pour les salariés en mobilité internationale, l'expiration est bien plus courante que la révocation.

Combien coûte le visa britannique pour résidents de retour en 2026 ?

Les frais de dossier pour le visa de résident de retour s'élèvent à 682 £ par demandeur en 2026 et doivent être réglés lors du dépôt de la demande depuis l'étranger. Le délai de traitement standard est généralement d'environ trois semaines après le rendez-vous biométrique, bien que les demandes complexes, notamment celles pour lesquelles les preuves des liens avec le Royaume-Uni sont insuffisantes ou qui concernent des absences prolongées, puissent prendre plus de temps.

Un salarié peut-il rentrer au Royaume-Uni après l'expiration de son permis de séjour illimité (ILR) ?

Non. Une fois que le statut ILR a expiré, les services frontaliers ne peuvent pas rétablir ce statut à la frontière, et l'entrée sur le territoire en vue de reprendre une vie et un emploi au Royaume-Uni risque d'être refusée. La personne concernée doit d'abord obtenir un visa de résident de retour depuis l'étranger avant de se rendre au Royaume-Uni pour s'y réinstaller.

Est-ce que de courts séjours au Royaume-Uni empêchent le statut ILR de devenir caduc ?

Un retour effectif au Royaume-Uni pour y résider remet à zéro le délai d'absence de deux ans. Toutefois, des séjours courts et répétés effectués uniquement dans le but de conserver le statut ILR peuvent ne pas suffire à démontrer que le Royaume-Uni reste le lieu de résidence permanent de la personne concernée. Les salariés doivent conserver les justificatifs de leurs déplacements et s'assurer que leurs séjours reflètent une résidence effective.

Comment les employeurs doivent-ils vérifier le droit au travail d'une personne dont le permis de séjour illimité (ILR) a expiré ?

Une personne dont le statut ILR a expiré ne pourra pas passer avec succès la vérification en ligne du droit au travail, et une carte BRP périmée ne constitue pas une preuve valable. Les employeurs doivent attendre que le visa de résident de retour ait été accordé et que le statut de résident ait été rétabli, puis effectuer une nouvelle vérification du droit au travail à l'aide d'un code de partage eVisa valide avant le début de l'emploi.

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Inna Chapman
Inna Chapman
Inna Chapman est chargée de mobilité internationale chez Jobbatical, où elle accompagne les équipes RH qui recrutent et installent des talents internationaux au Royaume-Uni. Elle gère de bout en bout ses propres dossiers britanniques : préparation des documents pour les demandes de visa de travailleur qualifié, assistance pour l’obtention du certificat de parrainage (CoS), enregistrement biométrique et transition vers le visa électronique, ainsi que les rendez-vous d’installation à l’arrivée des employés. Son travail couvre la coordination quotidienne des démarches auprès de l’UKVI, la vérification du droit au travail, les étapes relatives à la surtaxe santé liée à l’immigration, ainsi que le regroupement familial pour le demandeur principal. Inna fait partie du service dédié à l’immigration au Royaume-Uni de Jobbatical, qui s’inscrit au sein d’une plateforme ayant déjà facilité plus de 17 000 délocalisations pour plus de 1 000 entreprises dans plus de 45 pays, et qui suit de près les changements apportés aux politiques de l’UKVI à mesure qu’ils sont intégrés dans la réglementation en matière d’immigration.
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