POINTS CLÉS
- L'historique professionnel : le visa pour cadre supérieur ou spécialiste (anciennement le visa ICT britannique) exige 12 mois d'expérience professionnelle à l'étranger ; les employeurs chinois doivent soigneusement documenter cette expérience.
- La chaîne de parrainage d'entreprise : votre entité britannique doit être titulaire d'une licence de parrainage de catégorie A et délivrer un certificat de parrainage avant que l'employé chinois ne dépose sa demande.
- La chaîne de déploiement des talents : l'absence d'exigence en matière de maîtrise de l'anglais rend cette voie particulièrement accessible aux spécialistes chinois.
- La voie de l'installation à long terme : cette voie ne mène pas à un permis de séjour permanent (ILR) ; pour séjourner au Royaume-Uni à long terme, les employés chinois doivent opter pour la voie des travailleurs qualifiés.
Transfert de personnel chinois vers votre entité britannique : ce qu'implique réellement la procédure GBM
Si votre entreprise chinoise possède une filiale au Royaume-Uni et doit envoyer des cadres supérieurs ou des spécialistes techniques à Londres, à Manchester ou dans n'importe quel autre bureau britannique, le visa « Global Business Mobility » (GBM) pour cadres supérieurs ou spécialistes est la solution qu'il vous faut.
Consultez les informations ci-dessous pour savoir ce que les entreprises chinoises doivent particulièrement prendre en compte, qu'il s'agisse des preuves de liens avec l'entreprise, des seuils salariaux ou des changements réglementaires à venir après juillet 2025. Découvrez le service de visa « UK Global Business Mobility (GBM) » de Jobbatical, destiné aux cadres supérieurs ou aux travailleurs spécialisés, pour bénéficier d'un accompagnement complet tout au long du processus.
Qui est éligible : les critères spécifiques à la liaison Chine-Royaume-Uni
La voie « Senior Worker » ou « Specialist Worker » s'adresse aux employés affectés temporairement à une entité britannique ayant un lien réel avec leur employeur étranger.
Pour les entreprises chinoises, cela correspond à l'une des trois structures suivantes :
✅ Une relation société mère-filiale
✅ Une succursale britannique de la société mère chinoise
✅ Une coentreprise officialisée dont les deux entités relèvent d'une même propriété
Un problème récurrent concernant les liens entre entreprises chinoises et britanniques
- Le contexte : une entreprise technologique de Shenzhen ouvre une nouvelle succursale à Londres afin de renforcer sa présence sur le marché européen.
- La complexité : pour contourner les contrôles des changes chinois, la société mère de Shenzhen ne détient pas directement la succursale britannique. C'est en effet une société holding intermédiaire basée à Hong Kong qui détient l'entité britannique.
- Le blocage de l'UKVI : lorsque Londres tente de parrainer un ingénieur originaire de Shenzhen, les agents de l'UKVI signalent une incohérence. Sur le papier, l'entité britannique appartient à l'intermédiaire de Hong Kong, tandis que le parcours professionnel de l'employé est lié à la société mère chinoise continentale.
- Conséquence : le ministère de l'Intérieur rejette la demande en raison d'un lien « rompu » entre les sociétés. La structure de propriété directe entre la Chine et le Royaume-Uni n'étant pas claire, l'entreprise se heurte à d'énormes retards pour tenter de prouver a posteriori que le siège social de Shenzhen contrôle l'ensemble de la chaîne.
Conformité 2026 : mises à jour indispensables pour les employeurs chinois
Pour les multinationales chinoises chargées de gérer les transferts de personnel au Royaume-Uni, le respect de la réglementation exige une coordination sans faille entre votre siège social en Chine et votre filiale britannique. Deux changements majeurs requièrent votre attention immédiate :
- Le passage aux visas électroniques : vos employés chinois en détachement doivent se familiariser avec le système UKVI pour créer leur compte en ligne. Il est essentiel que vos équipes RH internationales mettent en place un protocole clair pour vérifier le droit au travail à l'aide des « codes de partage » des visas électroniques, car les BRP papier traditionnels ne seront plus valables après décembre 2026.
- Délais stricts de 10 jours pour la transmission des informations par SMS : lorsque le siège social en Chine lance une promotion interne ou procède à un ajustement salarial (même si celui-ci est géré en RMB), ces informations mettent souvent du temps à parvenir au Royaume-Uni. Vous devez mettre en place une ligne de communication directe et rapide afin que votre succursale britannique puisse signaler le changement à temps.
Priorité des inspections du Home Office en 2026 : cette année, les contrôles de conformité menés par l'UKVI visent principalement les lacunes en matière de tenue des registres. Même si le salarié détaché rend compte directement à ses supérieurs en Chine, la responsabilité de la conformité incombe entièrement à votre entité britannique. Celle-ci doit conserver sur place une documentation conforme et à jour relative à l'annexe D.
Législation chinoise relative à l'emploi à l'étranger : risques de non-conformité pour les RH
Lorsqu'elles gèrent les expatriés chinois mutés au Royaume-Uni, les équipes RH doivent veiller au strict respect de la réglementation nationale chinoise. La gestion de la mobilité transfrontalière implique de se conformer à plusieurs obligations légales complexes afin de protéger à la fois l'entreprise et l'employé :
- Fiscalité mondiale (IRPP) : En vertu de la législation chinoise relative à l'impôt sur le revenu des personnes physiques (IRPP), les citoyens chinois restent imposables sur l'ensemble de leurs revenus mondiaux. Les services des ressources humaines doivent veiller à ce que les revenus perçus au Royaume-Uni soient correctement déclarés à l'Administration fiscale nationale chinoise, en s'appuyant sur la convention de double imposition entre la Chine et le Royaume-Uni pour demander des crédits d'impôt et éviter la double imposition.
- Cotisations de sécurité sociale : le service des ressources humaines doit élaborer une stratégie permettant de préserver la retraite et les prestations sociales chinoises de l'employé tout en respectant les obligations en matière d'assurance nationale britannique, afin d'éviter les pièges liés au double paiement de cotisations.
- Hukou et déclaration de situation : toute mission prolongée à l'étranger ou tout changement de statut d'immigration légal doit être géré conformément à la réglementation chinoise en matière d'entrée et de sortie du territoire. Le service des ressources humaines doit informer de manière proactive les employés des conséquences qu'un séjour professionnel de longue durée à l'étranger peut avoir sur leur enregistrement d'état civil (Hukou) en Chine.
- Accompagnement des familles et des personnes à charge : les RH doivent coordonner ces demandes de visa conjointes tout en informant les familles des implications transfrontalières, notamment sur la manière dont l'emploi d'un conjoint à charge au Royaume-Uni pourrait entraîner des obligations déclaratives supplémentaires au titre de l'impôt sur le revenu des particuliers en Chine (IIT).
Planifiez votre stratégie de mobilité internationale dès le début. Consultez notre guide complet pour gérer les transferts au Royaume-Uni en toute conformité.
Avertissement : les règles en matière d'immigration changent assez fréquemment ; veuillez vous renseigner auprès de sources officielles ou nous contacter pour obtenir les dernières informations avant de prendre toute décision.


