POINTS CLÉS
- La loi révisée sur la nationalité du Portugal est entrée en vigueur le 19 mai 2026, portant de 5 à 7 ans la durée de résidence requise pour l'obtention de la nationalité pour les ressortissants brésiliens (CPLP). Les demandes déposées avant cette date restent soumises à l'ancienne règle des 5 ans.
- La durée de séjour est désormais calculée à compter de la date de délivrance de la carte de séjour, et non plus à compter de la date de dépôt de la demande. Les Brésiliens dont la délivrance de la carte AIMA a pris du retard risquent de perdre la durée de séjour déjà accumulée.
- Le délai de cinq ans pour le dépôt des demandes est désormais écoulé. Les services des ressources humaines doivent vérifier quels employés ont déposé une demande de naturalisation avant le 19 mai et conserver les justificatifs attestant de la date de dépôt.
- Les entreprises devraient classer leurs employés brésiliens en trois catégories : les candidats bénéficiant d'une protection qui ont déjà déposé leur demande, les employés ayant plus de cinq ans d'ancienneté qui ont manqué la date limite et doivent désormais suivre un parcours de sept ans, et les nouveaux employés qui entament le parcours complet de sept ans à compter de la délivrance du permis.
- Les voies d'immigration parrainées par l'employeur, telles que la Carte bleue européenne et le visa D3, restent les parcours les plus structurés pour les nouveaux employés brésiliens au Portugal. La loi prévoit également un test de connaissances civiques et confirme l'exigence d'un niveau A2 en portugais européen pour la naturalisation.
Loi portugaise sur la nationalité de 2026 : ce que les équipes RH employant des talents brésiliens doivent faire dès maintenant
La loi révisée sur la nationalité au Portugal n'est plus en cours d'examen. Elle a été publiée au Journal officiel (Diário da República) le 18 mai 2026 et est entrée en vigueur le 19 mai 2026. Pour les entreprises employant des professionnels brésiliens au Portugal, la période de mise en conformité est désormais terminée, mais les décisions que vous prendrez au cours des prochaines semaines resteront d'une importance capitale.
Voici précisément ce qui a changé, qui est concerné et ce que votre équipe doit faire dès maintenant.
Ce que la nouvelle loi change réellement pour les Brésiliens
Le Brésil est membre de la CPLP, la Comunidade dos Países de Língua Portuguesa (Communauté des pays de langue portugaise). En vertu de l'ancienne loi, les ressortissants de la CPLP pouvaient demander la nationalité portugaise après cinq ans de résidence légale. Ce délai minimum est désormais de sept ans.
Pour les ressortissants non membres de la CPLP, le délai passe de 5 à 10 ans. Les Brésiliens continuent de bénéficier d'un avantage lié à la CPLP, mais l'écart concret par rapport à ce que les employés avaient prévu reste de deux années complètes.
La réinitialisation du chronomètre : la règle qui prend la plupart des équipes au dépourvu
Le changement le plus préjudiciable sur le plan opérationnel concerne la manière dont le délai de résidence est désormais calculé. En vertu de l'article 6 révisé, le délai de sept ans court à compter de la date de délivrance effective de la carte de séjour, et non plus à compter de la date à laquelle la demande a été déposée auprès de l'AIMA.
Étant donné que l'AIMA a dû traiter un volume important de demandes tout au long des années 2025 et 2026, de nombreux employés brésiliens ont déjà attendu leur carte entre 12 et 24 mois. En vertu des nouvelles règles, ce délai d'attente n'est pas pris en compte. Un employé qui a déposé sa demande il y a deux ans et qui attend toujours sa carte de séjour pourrait, en effet, recommencer le processus d'obtention de la citoyenneté à zéro dès que la carte lui sera délivrée.
Il existe toutefois une exception importante : si un salarié avait déjà déposé une demande de naturalisation avant le 19 mai 2026, son dossier sera examiné selon l'ancienne règle des cinq ans. Les demandes en cours sont préservées.
Nouvelles exigences au-delà de la durée de séjour
La loi introduit également de nouvelles conditions de naturalisation qui s'appliqueront à compter du 19 mai 2026 :
- Certificat de langue portugaise de niveau A2: délivré par le CAPLE ou à l'issue d'un cours PLA de 150 heures dispensé par un établissement agréé. Remarque : le fait d'être de langue maternelle portugaise brésilienne ne dispense pas automatiquement le candidat ; l'exigence porte sur le portugais européen de niveau A2, tel qu'évalué selon les normes du CAPLE.
- Évaluation des connaissances civiques et historiques: un nouveau test portant sur les institutions démocratiques portugaises, l'histoire et les droits civiques. Les dispositions d'application et le format devraient être communiqués dans les mois suivant la promulgation.
- Renforcement des vérifications du casier judiciaire: les condamnations à une peine de trois ans ou plus ont désormais une incidence sur l'éligibilité.
Pour les employés titulaires d'un permis de travail délivré par leur employeur, il est important de signaler ces exigences dès le début, en particulier celle relative au certificat de langue, qui nécessite une préparation préalable.
La loi est-elle en vigueur ? Oui — Depuis le 19 mai 2026
La loi a été adoptée par le Parlement le 1er avril 2026, promulguée par le président António José Seguro le 3 mai 2026, publiée au Journal officiel le 18 mai 2026 et est entrée en vigueur le 19 mai 2026.
Aucune disposition transitoire n'a été prévue pour les salariés qui n'avaient pas encore déposé de demande de naturalisation. Si la demande d'un salarié brésilien n'a pas été déposée avant le 19 mai, le nouveau délai de sept ans s'applique à compter de la date de délivrance de son titre de séjour.
Le seul groupe bénéficiant d'une protection : les salariés qui avaient déjà déposé une demande de naturalisation avant l'entrée en vigueur de la loi. Ces dossiers sont traités selon l'ancienne règle des cinq ans.
Chronologie de la naturalisation au Portugal : anciennes règles contre nouvelle loi
Le tableau ci-dessous résume les principales modifications en un coup d'œil :
L'audit RH : 4 étapes à mettre en œuvre dès maintenant
Étape 1 : Recenser tous les employés brésiliens travaillant au Portugal
Extrayez la liste de votre personnel portugais et filtrez-la pour ne retenir que les ressortissants brésiliens. Pour chaque personne, recueillez les informations suivantes :
- Date de la première demande de permis de séjour
- Date de délivrance de la carte de séjour (le cas échéant)
- État actuel de la demande de naturalisation
Utilisez l'outil de vérification préalable à l'embauche au Portugal de Jobbatical pour vérifier rapidement la situation de chaque employé au regard du calendrier révisé.
Étape 2 : Segmentation en fonction de l'éligibilité à la citoyenneté
Répartissez vos employés brésiliens en trois groupes et adoptez une approche différente pour chacun d'entre eux :
- Demandes déposées avant le 19 mai 2026 : les dossiers de ces employés sont protégés par la règle des cinq ans. Vérifiez que l'heure d'envoi est bien consignée.
- Éligibles mais n'ayant pas encore déposé de demande (5 ans ou plus de résidence) : le délai prévu par l'ancienne réglementation est désormais expiré. Ces employés devront désormais satisfaire à l'exigence des 7 ans. Un examen juridique s'impose afin de déterminer s'il est encore possible de déposer une demande à titre conservatoire.
- Phase initiale (moins de 5 ans) : ces employés se trouvent désormais dans un parcours de 7 ans à compter de la délivrance de leur carte de séjour. Il convient de mettre à jour leur planification à long terme et de les préparer au nouveau test de culture générale et aux nouvelles exigences linguistiques.
Étape 3 : Accélérer les rendez-vous AIMA pour les permis en attente
Pour les salariés brésiliens qui attendent toujours leur carte de séjour, l'obtention de ce document est désormais une priorité absolue en matière de conformité. Le délai de naturalisation ne peut commencer à courir qu'à partir du moment où la carte a été physiquement délivrée.
Pour obtenir des conseils sur la procédure AIMA en vigueur et les exigences du portail en ligne, consultez le Guide de renouvellement du permis de séjour au Portugal de Jobbatical ainsi que le Guide RH sur les permis de séjour AIMA pour 2026.
Veuillez noter qu'AIMA n'accepte plus les demandes incomplètes : tous les documents doivent être en règle au moment du dépôt de la demande. Consultez le guide de Jobbatical sur les nouvelles règles portugaises relatives à l'exhaustivité des dossiers au moment du dépôt pour savoir ce que cela implique concrètement.
Étape 4 : Vérifier les délais de regroupement familial
La nouvelle loi porte de 1 à 2 ans la durée minimale de résidence requise avant qu'un salarié puisse parrainer des personnes à sa charge. Les salariés brésiliens ayant entre 12 et 24 mois de résidence légale et qui avaient l'intention de demander le regroupement familial doivent en être informés et recevoir les conseils appropriés.
Pour connaître en détail les conditions requises pour le regroupement familial au Portugal, consultez le guide de Jobbatical sur le visa de regroupement familial au Portugal.
Ce que cela implique pour votre stratégie de gestion des talents à long terme
Le risque de perte de personnel est bien réel
Pour de nombreux professionnels brésiliens, l'accès à la citoyenneté portugaise, et donc à la citoyenneté européenne, était un élément central de leur projet personnel et professionnel. Une prolongation de deux ans n'est pas une simple formalité administrative. Elle retarde la liberté d'accès au marché du travail européen, a des répercussions sur l'éligibilité aux prêts immobiliers et, dans certains cas, modifie les décisions concernant le lieu d'installation à long terme.
Les entreprises qui communiquent de manière proactive sur ces changements, aident leurs employés à planifier leur transition et prennent en charge les frais juridiques bénéficieront d'un avantage tangible en matière de fidélisation. Celles qui gardent le silence verront leurs talents partir vers des employeurs qui, eux, agissent ainsi.
Les nouveaux arrivants doivent suivre une procédure d'admission différente
La nouvelle loi durcit également les conditions d'obtention d'un permis de séjour pour les Brésiliens. Les ressortissants de la CPLP ne peuvent plus transformer leur visa touristique ou de court séjour en permis de séjour ; ils doivent désormais entrer au Brésil munis du visa approprié. Cela rend les procédures de parrainage par l'employeur plus cruciales que jamais pour les nouvelles recrues.
Pour les entreprises qui recrutent au Brésil, le guide de Jobbatical sur l'embauche de travailleurs brésiliens au Portugal passe en revue l'ensemble des voies d'accès au marché du travail, les références salariales de la CPLP et les obligations réglementaires en vigueur en 2026.
La carte bleue européenne est désormais l'une des meilleures options pour s'installer à long terme
Pour les employés brésiliens hautement qualifiés titulaires d'un permis de travail délivré par leur employeur, la Carte bleue européenne au Portugal offre un parcours clair et conforme de sept ans vers la citoyenneté, conformément aux nouvelles règles, avec des seuils de salaire commençant à 21 030 € par an pour la plupart des professions. La Carte bleue permet également le regroupement familial et garantit les droits à la mobilité au sein de l'UE, ce qui en fait l'option la plus structurée pour les entreprises qui envisagent de retenir à long terme leurs talents brésiliens de haut niveau.
Pour un aperçu plus complet de toutes les options de permis de travail au Portugal, y compris la Carte bleue, consultez le Guide RH 2026 de Jobbatical sur les permis de travail au Portugal.
Pour en savoir plus sur le cadre spécifique de recrutement de la CPLP, qui couvre toutes les nationalités lusophones hors du Brésil, consultez le guide « Permis de travail CPLP 2026 » de Jobbatical.
Sources officielles
- Parlement portugais (Assembleia da República) : www.parlamento.pt
- AIMA (Agence pour l'intégration, les migrations et l'asile) : www.aima.gov.pt
- Diário da República (Journal officiel, publication des textes législatifs) : dre.pt
Avertissement
Les règles en matière d'immigration changent assez fréquemment ; veuillez vous renseigner auprès de sources officielles ou nous contacter pour obtenir les dernières informations avant de prendre toute décision.


