POINTS CLÉS : Parrainage pour l'obtention d'un visa de travail en Espagne
- En Espagne, la procédure d'obtention d'un visa de travail est à l'initiative de l'employeur : c'est votre entreprise qui doit d'abord déposer une demande avant que l'employé ne puisse entreprendre quoi que ce soit.
- Le choix d'une procédure de visa inadaptée (par exemple, le visa « Cuenta Ajena » standard par opposition au visa HQP/Blue Card) est la cause la plus fréquente de retards et de refus.
- Les grandes entreprises (500 salariés et plus) doivent s'adresser à l'UGE-CE pour un délai de traitement de 20 jours ; les employeurs de plus petite taille doivent s'adresser au service provincial de l'immigration.
- Une fois la demande approuvée, le salarié dispose de 90 jours pour retirer son visa de type D auprès d'un consulat espagnol, puis de 30 jours après son arrivée pour demander la carte de séjour TIE.
- Les obligations de l'employeur après l'arrivée du salarié — l'inscription à la Sécurité sociale dès le premier jour et l'aide au TIE — sont imposées par la loi et souvent négligées.
Pourquoi la procédure de parrainage d'un visa de travail en Espagne commence par vous — l'employeur
De nombreuses équipes RH pensent que c'est l'employé qui mène le processus de demande de visa. En Espagne, c'est tout le contraire. ❌
Le système d'immigration espagnol est piloté par l'employeur. C'est votre entreprise qui dépose la demande en premier. C'est votre entreprise qui prouve que l'emploi est légitime. C'est votre entreprise qui inscrit le salarié à la Sécurité sociale dès le premier jour. L'employé ne peut même pas faire sa demande de visa tant que vous n'avez pas reçu l'accord des autorités espagnoles.
📌 C'est important car les retards — et les refus — les plus courants proviennent d'employeurs qui ne réalisent pas qu'ils sont le demandeur principal. Ce guide vous accompagne à chaque étape pour que rien ne vous prenne au dépourvu.
Étape 1 : Vérifiez si votre entreprise et le poste sont éligibles
Avant toute chose, vérifiez deux points : si votre entreprise est habilitée à parrainer et si le poste en question est éligible.
Pour parrainer l'embauche d'un ressortissant non européen en Espagne, votre entreprise doit être enregistrée auprès du ministère espagnol de l'Emploi, ne pas avoir de dettes fiscales ou sociales en cours et être en mesure de prouver sa solvabilité financière. Il n'y a pas de licence officielle de parrainage à demander, mais vous devez disposer d'un dossier de conformité irréprochable avant de déposer votre demande.
Pour ce poste, consultez la liste officielle des professions en pénurie publiée par le SEPE. Si le poste y figure, vous n'avez pas besoin de passer par la procédure de vérification du marché du travail. Dans le cas contraire, vous devrez publier l'offre d'emploi pendant 15 jours et prouver qu'aucun candidat local ou européen ne s'est présenté. À elle seule, cette étape peut allonger vos délais de 2 à 4 semaines si vous ne l'anticipez pas.
Parmi les métiers les plus recherchés en Espagne en 2026, on trouve notamment les ingénieurs en informatique, les spécialistes en informatique, les professionnels de santé, certaines spécialités d'ingénierie, ainsi que de nombreux postes dans le secteur du bâtiment et de l'artisanat.
Étape 2 : Choisissez la procédure de demande de visa qui vous convient
C'est là que la plupart des employeurs commettent des erreurs coûteuses. L'Espagne propose plusieurs voies de recrutement parrainées par l'employeur, chacune avec des seuils de salaire, des procédures et des délais différents. Choisir la mauvaise option signifie devoir recommencer toute la procédure.
Comparaison des différentes voies d'obtention d'un visa de travail en Espagne en 2026
Si vous recrutez un professionnel hautement qualifié — un développeur, un ingénieur, un chef de produit —, le permis HQP ou la Carte bleue européenne via l'UGE-CE s'obtiennent presque toujours plus rapidement et plus facilement que par la voie standard de la « Cuenta Ajena ». Consultez le guide de Jobbatical sur le permis HQP et celui sur la Carte bleue européenne pour une analyse plus détaillée de chacune de ces options.
Étape 3 : Préparez vos documents
L'employeur et l'employé doivent chacun fournir certains documents. S'il manque ne serait-ce qu'un seul élément, cela donne lieu à un « requerimiento » (une demande officielle de renseignements complémentaires), ce qui suspend le délai et allonge la durée du traitement de 10 à 15 jours.
Documents généralement exigés par l'employeur
Documents généralement requis pour les employés
Tous les documents étrangers doivent être munis d'une apostille ou légalisés, puis traduits par un traducteur assermenté en espagnol. Cette procédure prend du temps : commencez-la dès que vous avez émis l'offre d'emploi.
Étape 4 : Déposer la demande d'autorisation de travail
C'est désormais vous qui devez déposer la demande d'autorisation de travail au nom du salarié. Le lieu où vous devez effectuer cette démarche dépend de la taille de votre entreprise et du type de visa.
Service provincial de l'immigration (procédure standard) : le dossier doit être déposé auprès du service provincial de l'immigration de la région où se trouve le lieu de travail. Les demandes sont soumises par voie électronique. Le délai de traitement est de 1 à 3 mois, selon la région et la charge de travail. Cette procédure s'applique à la plupart des permis de travail pour le compte d'autrui et des visas saisonniers.
UGE-CE (grandes entreprises / procédure accélérée) : effectuez votre demande de manière centralisée auprès de l'Unité des grandes entreprises et des groupes stratégiques (UGE) à Madrid. Cette unité traite les permis pour le personnel hautement qualifié, les cartes bleues européennes, les visas pour les professionnels des TIC et les visas pour les nomades numériques. L'UGE est légalement tenue de rendre sa décision dans un délai de 20 jours ouvrables — ce qu'elle fait généralement. Pour les grands employeurs (plus de 500 salariés) ou les recrutements de personnel hautement qualifié, privilégiez toujours la procédure UGE si vous remplissez les conditions requises.
À ce stade, les frais à la charge de l'employeur sont réglés au moyen du formulaire Modelo 790 — généralement entre 203 et 408 €, selon le type de permis.
Une fois la demande approuvée, les autorités délivrent une lettre de décision favorable. C'est ce dont le salarié a besoin pour poursuivre la procédure.
Étape 5 : L'employé fait une demande de visa de type D
Votre employé dispose d'un délai de 90 jours à compter de la date d'approbation de son autorisation de travail pour déposer sa demande de visa national de type D auprès du consulat espagnol de son pays d'origine. Transmettez-lui immédiatement la lettre d'approbation — ne laissez pas ce délai expirer.
La procédure consulaire implique de fournir les documents originaux, de s'acquitter des frais consulaires (entre 60 et 100 €), de fournir ses données biométriques et de se présenter à un rendez-vous. Le traitement de la demande au consulat prend entre 1 et 8 semaines, selon le lieu et la charge de travail. Certains consulats, notamment en Inde et en Amérique latine, accusent un retard important dans le traitement des dossiers. Il convient d'en tenir compte lors de la fixation des dates de départ.
Une fois le visa apposé sur son passeport, l'employé peut se rendre en Espagne et commencer à travailler.
Étape 6 : Arrivée, sécurité sociale et carte TIE
Le processus ne s'arrête pas une fois que votre nouvelle recrue est arrivée en Espagne. Il y a deux étapes cruciales après l'arrivée dont la gestion incombe à l'employeur.
Jour 1 — Affiliation à la Sécurité sociale : vous devez affilier le salarié au système de Sécurité sociale espagnol au plus tard le jour de son entrée en fonction. Il s'agit d'une obligation légale. Ne pas respecter ce délai expose votre entreprise à des amendes et peut compliquer les futures demandes de permis de séjour du salarié.
Dans un délai de 30 jours — Demande de TIE : la TIE (Tarjeta de Identidad de Extranjero) est la carte de séjour officielle de l'employé. Il doit en faire la demande auprès du commissariat de police local ou du bureau de l'Extranjería dans les 30 jours suivant son inscription à la Sécurité sociale. Aidez votre employé à prendre rendez-vous rapidement — les créneaux horaires sont vite complets dans les grandes villes.
Une fois que le salarié a obtenu son TIE, il est pleinement autorisé à vivre et à travailler en Espagne. Son permis est généralement valable un an dans un premier temps, et peut être renouvelé pour une durée maximale de quatre ans conformément à la réglementation de 2026. Pour en savoir plus sur les formalités à accomplir après l'arrivée, consultez le guide de Jobbatical sur les options de visa en Espagne.
Le calendrier : à quoi faut-il s'attendre de manière réaliste ?
La plupart des équipes RH sous-estiment le délai qui s'écoule entre l'acceptation de l'offre d'emploi et l'entrée en fonction du salarié. Voici un aperçu réaliste de la situation.
Calendrier 2026 pour le parrainage de visas de travail en Espagne
Pour les procédures UGE-CE, il faut compter entre 6 et 10 semaines pour l'ensemble du processus. Pour les procédures standard du service de l'immigration, prévoyez entre 10 et 18 semaines. Lancez la procédure bien avant la date d'embauche prévue.
Les erreurs qui ralentissent tout
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Avertissement : les règles en matière d'immigration changent assez fréquemment ; veuillez vous renseigner auprès de sources officielles ou nous contacter pour obtenir les dernières informations avant de prendre toute décision.




