Fin 2024, l'Espagne a approuvé des modifications importantes au règlement sur les droits des étrangers (Real Decreto 1155/2024), qui est entré en vigueur le 20 mai 2025. Ces changements sont désormais en vigueur depuis plusieurs mois. Ils simplifient le système d'immigration espagnol, renforcent les droits des travailleurs et offrent une plus grande flexibilité aux entreprises qui embauchent des talents internationaux.
En 2026, le cadre continue d'offrir ces avantages, avec une initiative de régularisation extraordinaire supplémentaire annoncée en janvier 2026. Ce processus temporaire cible les personnes sans papiers déjà présentes en Espagne (arrivées avant le 31 décembre 2025, pouvant prouver au moins cinq mois de résidence et n'ayant pas de casier judiciaire), en leur accordant un permis de séjour et de travail d'un an. Les demandes sont prévues pour avril à juin 2026, ce qui pourrait ajouter un nombre important de travailleurs nouvellement légalisés au marché du travail.
Cet article présente les principaux changements en cours issus de la réforme de 2025, qui restent très pertinents pour les employeurs, ainsi que l'impact de la régularisation de 2026.
Vue d'ensemble
- Processus de recrutement simplifié — La simplification des procédures de visa et la réduction des formalités administratives continuent d'accélérer l'arrivée de talents internationaux en Espagne.
- Accès aux talents étudiants — Les employeurs peuvent embaucher des étudiants de l'enseignement supérieur pour un maximum de 30 heures par semaine, ce qui leur permet de disposer d'un solide vivier de talents à temps partiel.
- Fidélisation des employés — Des permis de séjour plus longs, un regroupement familial facilité et des options de régularisation contribuent à fidéliser les travailleurs qualifiés et à accroître leur satisfaction.
Ce qui a changé dans la réglementation espagnole en matière d'immigration (entrée en vigueur en mai 2025, poursuite en 2026)
- Permis de travail initiaux — Accordés pour un an, renouvelables jusqu'à quatre ans (auparavant, leur durée était souvent plus courte). Cela réduit le taux de rotation du personnel et les formalités administratives.
- Résidence de longue durée — Pour les personnes âgées de plus de 30 ans, les cartes de séjour sont désormais valables 10 ans (au lieu de 5). Les règles applicables aux moins de 30 ans restent inchangées, avec une durée de validité de cinq ans.
- Flexibilité du travail indépendant — Les titulaires d'un permis peuvent exercer une activité indépendante parallèlement à leur emploi principal sans autorisation supplémentaire.
- Réduction de la bureaucratie — Exigences plus claires, moins de formalités administratives et traitement plus rapide.
- Parcours d'intégration flexibles — Cinq parcours (social, socio-formation, socio-professionnel, familial et deuxième chance) permettent le recrutement de personnes issues de milieux variés.
- Procédure Van Der Elst — Les ressortissants de pays non membres de l'UE travaillant dans un autre pays de l'UE peuvent travailler temporairement en Espagne sans nouveau permis, ce qui favorise la mobilité multinationale.
- Augmentation de la limite d'âge — Les enfants jusqu'à 26 ans (au lieu de 21 ans) peuvent être inclus s'ils sont financièrement dépendants (par exemple, s'ils étudient ou sont sans emploi).
- Élargissement des critères d'admissibilité — Moins de bureaucratie pour les partenaires non enregistrés, les parents et autres proches parents.
- Nouveau permis de séjour — Les membres de la famille non ressortissants de l'UE de citoyens espagnols (conjoints, enfants de moins de 26 ans, parents) peuvent obtenir un permis de séjour de cinq ans avec droit au travail.
- Étudiants de l'enseignement supérieur — Peuvent travailler jusqu'à 30 heures par semaine ; les permis couvrent toute la durée du programme (pas de renouvellement annuel).
- Étudiants en langues — Ne peuvent pas convertir leur statut en permis de travail après leurs études (concerne principalement les études non supérieures).
Ajout 2026 : Processus de régularisation extraordinaire
Annoncée en janvier 2026, cette opportunité unique permet aux migrants sans papiers éligibles (arrivés avant 2026, résidant depuis plus de 5 mois et sans casier judiciaire) d'obtenir un permis de séjour/de travail d'un an. Elle pourrait élargir la main-d'œuvre disponible, en particulier dans les secteurs qui ont des besoins en main-d'œuvre, et permettre aux participants de passer à des permis standard. Les employeurs pourraient voir apparaître davantage de candidats légalisés à la mi-2026.
Quels seront les avantages pour les employeurs en 2026 ?
- Procédures simplifiées pour l'obtention d'un visa: moins de bureaucratie accélère le recrutement et la relocalisation.
- Permis de travail plus longs: les renouvellements pour quatre ans offrent une stabilité en matière de planification.
- Recrutement flexible: parcours diversifiés et options de mobilité au sein de l'UE.
- Regroupement familial: améliore la satisfaction et la fidélisation des employés.
- Étudiants salariés: jusqu'à 30 heures par semaine d'accès à de jeunes talents.
- Une mobilité facilitée pour les travailleurs basés dans l'UE: Van Der Elst soutient les multinationales.
- Élargissement du bassin de main-d'œuvre grâce à la régularisation: le processus de 2026 pourrait permettre à de nouveaux travailleurs régularisés d'accéder à un emploi formel.
Conclusion
La mise en œuvre complète de la réglementation espagnole de 2025 en matière d'immigration et la régularisation extraordinaire de 2026 continuent de rendre le pays plus attractif pour le recrutement de talents internationaux. La simplification des procédures, l'allongement de la durée des permis, le soutien aux familles et les nouveaux points d'entrée sur le marché du travail aident les entreprises à recruter et à fidéliser efficacement leurs employés.

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